LES EAUX
Elles bondissent par les champs, les jeunes sources, Ceintes de nénuphar et couronnées de jonc, Celant en leur giron que soulève la course Qui la coupe et qui l'amphore et qui le rhyton.
Leurs bouches vont s'étreindre et leurs seins se confondre, Et, noblement guidées par un fleuve à l'œil vert, Leurs cristallines voix se plairont à répondre Aux appels tout puissants que se jettent les mers.