POUR EMILE BERNARD
Large splendeur des nuits enfantée sans tourment, Diurne majesté des forces naturelles, Toi, pic sublime et noir, vous, glorieux torrents, Votre sénérité me brise les deux ailes.
Peintre, tu m'apparais pourtant calme et pareil A ceux-ci, quand sur la palette qui poudroie Et sur la toile nue tu jettes au réveil Ton regard ruisselant d'une impavide joie.