‹ La Grappe de raisonChapitre 68 sur 196 · MA GA1TE · texte numérisé non relu

MA GA1TE

Tu es mouvante, et jaune d'or, et imprévue

Comme une fleur qui pousse au sommet d'un beffroi,

Amie entrée par la fenêtre, ô inconnue

Dont la venue me remplit de trouble et d'effroi,

Toi qui me dis : " Voici l'emploi de ta nuitée : Sais-tu danser ? Nous danserons. Sortant du bal Nous irons voir tomber — d'où ? du ciel — la rosée Et naître devant nous le soleil matinal. „

Autour de la vasque, où grimace un fin jet d'eau, Mimer le doux combat, qui trouble une nymphée, Des naïades luttant contre les satyreaux ; Et de joies par la nudité facilitées,

Flambantes au soleil ou sans expédient Ravies dans l'ombre, épuiser la montante gamme ; A se baigner et à chanter passer le temps ; Jouer aux quatre coins avec de jeunes dames...

Page 1