SILVE
Lointain feuillage encor semblable à la fumée D'un feu qui, consumant le tiède cœur des troncs, S'élèverait le soir des mythiques ramées, Où la nymphe sa plainte accorde avec mon nom,
Brindilles que Printemps assemble en gaies fusées, — Foin du laurier ! — je veux de vos rythmes obscurs Ceindre mon front, et vêtir cette épaule ailée D'un mantelet de jonquilles, d'herbe et d'azur !