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TECHNIQUE DE LEAU FORTE

fique composition d’une ampleur exceptionnelle, obtint, à son apparition,, un succès européen.

Le bois reçut à Venise d’autres applications plus modestes, Andrea Vavassore y publiait en 1546 un recueil de modèles de dentelles 1 et Cesaro Vecellio, le frère du Titien, en publiait un autre en 1601, sous ce titre Coronci. delle nobili e virtuose donne.

On continuait à imprimer des livres illustrés. \J Anatomie de Vésale était, ornée par Calcar de planches remarquables (1538). Cesare Vecellio réunissait des dessins de costumes du Titien, les confiait au praticien allemand Guerra (Krieger) et les publiait en un volume : Habiti antichi. etc. (1590).

VII. — C’est enfin à cette même époque vraiment féconde qu’un artiste charmant, mort trop jeune, le Parmesan (1503-1540) révéla le langage particulier de l’eau-forte. Déjà en Allemagne, Albert Durer avait tenté de substituer au travail du burin la morsure par les acides, mais ses essais, pour curieux qu’ils soient, n’offraient rien de décisif ni de vraiment spécifique. Le Parmesan, le premier, comprit qu’à un procédé nouveau, on pouvait demander des effets différents.

La technique de l’eau-forte était et est demeurée très simple, au moins dans ses traits essentiels. Sur une plaque de cuivre on étend une couche mince de vernis que l’on noircit au noir de fumée, — On dessine sur cette surface noire avec une pointe, sorte d’aiguille emmanchée. Partout où passe la pointe, le vernis est enlevé et le cuivre mis à nu. — On plonge alors la planche, dont le revers a été également protégé, dans une solution acide à base d’acide azotique (eau-forte). L’acide agit sur les parties que 1a. pointe a dénudées et sur ces parties seules. Il creuse donc le dessin par une attaque chimique. — L’opération terminée, on lave la planche, onia débarrasse totalement du vernis ; elle est prête pourle tirage.

L’eau-forte ne dépend pas uniquement de la volonté de l’artiste. La morsure présente des hasards que le plus exercé ne saurait éviter complètement. Le cuivre est parfois trop profondément attaqué et parfois trop superficiellement, ou encore la morsure est inégale. Il arrive que le mal soit irréparable; il est, au contraire, fort rare qu’une planche soit achevée du premier coup. Il faut la revernir pour de nouveaux travaux et de nouvelles morsures, la parfaire à l’aide du burin ou de la pointe sèche.

L’artiste ne peut donc prévoir d’une façon absolue le résultat dernier

Opéra nuova universale intitulata Corona cli Recarni.

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