‹ La greffe et la taille des rosiers: remontants, non remontants et grimpantsChapitre 8 sur 17 · OPÉRATIONS A LA SUITE DE L ÉCUSSONNAGE · texte numérisé non relu

OPÉRATIONS A LA SUITE DE L ÉCUSSONNAGE

sages, la jeune greffe se développe. Trop fluette, on pince sa sommité, fût-elle couronnée par un bouton floral.

Pendant le cours de la végétation, la ligature a été retirée et, à la chute des feuilles, un coup de sécateur a tronqué Tonglet de la greffe à 0'",05 de Técusson.

Voici un exemple d'écussonnage à œil poussant, provoqué par les circonstances atmosphériques, figuré et cité par VArt de greffer à propos d'un Rosier gelé dans nos pépinières, pendant le rude hiver 1879-1880. Laissons parler l'oracle :

« Le Rosier tige gelé (fig. 1 8) est perdu. Au printemps 1880, une série de rejets émergent des racines et du collet :

rébourgeonnement et la suppression des drageons ont conservé le mieux placé (C) ; le palissage l'a accolé (/, /) à la tige morte et, au mois de septembre, l'écimage a contribué à la lignification de ses tissus.

« En 1881, la nouvelle tige donnait des rameaux latéraux (B, B) qui furent écussonnés. Les pluies d'août, succédant aux chaleurs tropicales de juillet (+-4^°)» fii^ent sortir les écus-

Fig. 18. — Reconstitution d'un Rosier tige, gelé.

40 OPÉRATIONS A LA SUITE DE l'ÉCUSSONNAGE.

sons [e) ; c'est pourquoi les rameaux (B, B) furent écourtés à O'",2o, puis à 0™,iO de la tige, enfin au priotemps 1882 retranchés (en o). La tige primitive (A) ayant été supprimée (en a), le Rosier se trouve définitivement reconstruit. »

En toute circonstance, on n'hésitera pas à pincer la sommité des rameaux provenant de greffages forcés, surtout à l'arrière- saison, afin de hâter la lignification des tissus qui redoutent l'action destructive de la gelée, et l'on palissera ces jeunes greffes sur baguettes assez longues attachées par deux liens à la tige du sujet.

Greffe à œil dormant. — Après le greffage à œil dormant, dit-on, on ne touche plus à rien.

Cependant il convient de dégager les rameaux étiolés ou étouffés parleurs voisins. Les envahisseurs relevés, enlacés en tête, élagués de leurs ramifications secondaires, vont se calmer et permettre Taoûtement des faibles.

L'écusson restera dormant, mais à la condition que la végétation de tous les jets et rejets nés autour de lui ne soit pas entravée. Au lieu d'édrageonner, laissons les bourgeons de racine pousser à leur aise, sauf cependant aux sujets faibles de corps et de branches. N'élaguons aucune pousse sur la tige, de façon que la sève vienne s'y égarer au lieu de se précipiter sur l'écusson et de l'exciter à sortir. Ëborgnons cependant les yeux adventifs placés autour de lui ; leur envolée affaiblirait la branche écussonnée et la ligature provoquerait à la greffe des incrustations et des boursouflures.

La ligature elle-même est surveillée. Par un coup

Page 1