DEFINITIONS
On a souvent cherché à introduire des distinctions un peu subtiles entre les termes de « greffe » et de « transplantation » en faisant ressortir que celui-ci ne préjuge pas du résultat final de l'intervention alors que celui-là implique l'idée de reprise anatomique et fonctionnelle durable, de véritable incorporation du greffon à l'hôte.
Or, si l'on se reporte à l'origine du mot transplantation « qui, emprunté à la botanique et à l'horticulture, signifie une plantation en un autre endroit suivie de reprise et d'activité physiologique durables » (May), on ne voit pas pourquoi ces deux termes ne seraient pas synonymes. May et Léo Lors, dont les travaux font autorité en la matière, les emploient indifféremment, quil s'agisse d'autogrelles qui prennent presque à tout coup, ou d'hétérogrelles qui se nécrosent constamment. Il suffit de bien entendre qu'une greffe, aussi bien qu une transplantation, peut réussir où échouer, et qu'entre [a greffe vraie totale du fragment implanté et Ja résorption existent toutes les transitions : il peut y avoir grefle partielle et durable, greffe partielle et temporaire ; où enfin résorption progressive de tout le sreHon et
sclérose.
Aussi doit-on donner à la srefle une définition très large et qui ne préjuge pas de l'évolution ulté-