LIVRE II. H
sente la Connaissance, la* science pratique plutôt que prophétique.
Mais Ulysse a abandonné autrefois Philoctéte dans Tlle de Lemnos. Ulysse est odieux à Philoctéte ; il oserait à peine se présenter devant lui. Que fait-il? Il se fait accompagner de Néoptolëme; et il se cache pendant que le fils d*Achille apaise Philoctéte, qui, en le voyant, se rappelle son père, quil a tant aimé.
Néoptoléme, ce fils d'un guerrier, si ressemblant à son père ; Néoptoléme , qui se sent de la sympathie pour le héros souffrant, qui ne voudrait pas le tromper, et qui lai fait rendre ses armes, qu'Ulysse a dérobées par surprise , c'est le Sentiment , c'est l'Art.
Alors Hercule vient achever et couronner le miracle. Il descend du ciel , il apporte les ordres de Jupiter. « Tu a sais, dit-il à P|iiloctète, par quels travaux j'ai acquis (c l'immortalité. Il faut que tu ailles avec le fils d'Achille, it pour marcher sur mes traces dans le chemin de la a gloire. Et toi, fils d'Achille, je le déclare que tu ne <( peux vaincre sans Philoctéte, ni Philoctéte sans toi. « Allez donc comme deux lions qui cherchent ensemble it leur proie. J'enverrai Esculape à Troie pour guérir <c Philoctéte. Surtout, ô Grecs! aimez et observez la ff Religion. Le reste meurt, et elle ne meurt jamais. »