‹ La grève de Samarez: poème philosophiqueChapitre 201 sur 436 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

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Laissons tes phrases, continuai-je : elles n'ont pas plus de solidité qa*ane toile d'araignée; mais isolons, pour le serrer de près, ton raisonnement.

Tu veux donc absolument que le Poète ait , parmi les mortels, un privilège particulier. Une telle prétention est tout de même singulière! car le Poète est un homme, et* au fond tout homme est poète dans une certaine mesure. Nous sommes tous Sensation — Sentiment — Connaissance... Ah! si tu avais étudié ma Psychologie, tu ne penserais pas assurément comme lu penses!

Enfin tu as ton idée , et ton désir ardent est d'établir une différenciation absolue entre les poètes et les autres hommes. De même qu'on distingue trois règnes dans la Nature : le Règne Minéral, le Règne Végétal, et le Règne Animal, auxquels certains (et je suis de ce nombre) ajoutent le Règne Hominal, de même, distinguant les poètes des autres hommes , tu désires en faire un règne à part... un nouveau règne, sans calembour.

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