‹ La grève de Samarez: poème philosophiqueChapitre 264 sur 436 · LIVRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III

— Quoi ! dit la Voix , Moore aussi , et Moore tout entier ! tu m'effrayes ! Tu n'excepterais pas les chants sur la verte Érin?

— Non, répliquai-je après un peu d'hésitation, quoique je me souvienne de ce que Byron a dit, et il disait toujours ce qu'il pensait.

— Qu'a-t-il donc dit? demanda la Voix.

— «Moore est du petit nombre des écrivains qui survive vront au siècle dans lequel il a été si bien apprécié. Ses « Mélodies Irlandaises iront à la postérité avec la musique. « Le poème et la musique dureront autant que l'Irlande. »

— M. de Lamartine n'a ni la Musique ni l'Irlande pour le faire vivre si longtemps...

— Ah! Voix malicieuse, m'écriai-je, tu fais toi-même ce que tu me défends; tu protèges, et c'est pour immoler!

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