CHAPITRE XXXL
SUITE
Medwin est comme toi , il a peur du Gant. Il traite fort mal ce pamphlet ; il trouve son titre extravagant , et son contenu fort peu respectable :
« Shelley fut assez fou pour envoyer son écrit aux Évoques , « sous son nom. La conséquence naturelle de cette folie fut une ^ citation devant les Masters du collège ; et comme il ne voulut « pas rétracter ses opinions, et qu'il se préparait au contraire à « les soutenir contre les maîtres, il fut renvoyé de TUniversilé. « Il ne fut pas très-affecté de cette disgr&ce , qui détruisit toutes « ses espérances dans l'avenir et devint si fatale à son bonheur. « Elle le priva de Tobjet de son premier amour, et aliéna sa « famille pour toujours. »
— Mais il était donc fou, archi-fou, ton Shelley ! A seize ans , si Ton n'est pas fou , est-ce qu'on est capable de décider que l'Athéisme est nécessaire?
Et puis perdre une femme qu'on aime, un mariage auquel on aspire, pour la gloire de se dire athée ! Voilà on Polyeucte bien étrange !
— Je recueille ton mot, il est bon à enregistrer : Le Polyeucte de V Athéisme.