CHAPITRE III
SBELLBT ET ANDRE CliNIBR.
A peine avais-je prononcé ces mots, que j'entendis derrière moi un soupir de satisfaction. Ainsi, au Thé&tre Italien, un dilettante se pâme en écoutant chanter convenablement son air favoris
Je n'eus pas de peine à deviner que c'était le Vieui: qui savourait mes paroles.
— A la bonne heure! n'est-ce pas, Vieux? lui criai -je ^ Sh^^y ! voilà un poète selon votre coeur. Rien ne l'a plus intéressé que tous vos Mythes Grecs.
— Ce qui me frappe dans ce que vous venez de dire , me répondit la Voix, ce n'est pas que Shelley se soit passionné pour l'Art Grec. A peu d'exceptions près, quel poète , quel artiste , depuis la Renaissance , ne s'est point passionné pour cet art? Mais c'est le Système que vous lui attribuez qui me remplit d'admiration. Retourner à Dieu par la Nature, et, pour comprendre la Nature, recourir à VArt Grec , bien certain que cet Art n'a pu être beau que parce qu'il dérivait originakement d'une Science vraie, voilà ce que je trouve merveilleux. Je croyais être le seul en ces temps déplorables ...
Il allait continuer, et j'étais fort curieux d'entendre ce qu'il avait à nous dire; maiâ la Voix dans Tombre du
sas LA GRÈVE DB SAMAREZ.
Rocher lui coupa subitement la parole par cette sûllie » qui avait Tair de se moquer de lui et de moi :
— Vous allez voir, dit-elle , que Shelley , c'est André Chénier!