‹ La grève de Samarez: poème philosophiqueChapitre 304 sur 436 · LIVRE IIK · texte numérisé non relu

LIVRE IIK

Medwin est excelient avec son dédain pour le Pamphlet qui fit chasser Shelley de l'Université !

<c C'était, dît-il, une compilation des écrits de Voltaire ot des autres philosophes du jour, i»

Ces autres philosophes du jour sont un peu de tous les temps ; ils sont aussi de tous les pays^

Les uns viennent d'Italie , les autres appartiennei^t directement à l'Angleterre, les autres à la France, les autres à l'Allemagne. Ils s'entremêlent , se précèdent , se succèdent, naissent les uns des autres, se développent, se fortifient, forment une immense phalange. Voltaire, dont parle Medwin avec tant de Cant , ne fit-il pas son éducation philosophique en Angleterre? Locke et Lord Bolingl>roke forent ses maîtres; Pope lui prêcha la loi naturelle, «t fat son inspirateur. Réciproquement, par Shelley, l'Angleterre accepte son nourrisson Voltaire. Qu'y âr-l-il à ^ite, et quel reproche peut-on faire à Shelley?

Était-ce sa faute à lui, si Voltaire avait paru, s'il avait «écrit quatre-vingts volumes , s'il avait voulu exterminer l'infâme , s'il avait été en rapport avec Frédéric le Grand et Catherine la Grande , comme aussi avec madame de Pompadour, et même avec le Pape, qui reçut si gracieusement la dédicace de son Mahomet?

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