‹ La grève de Samarez: poème philosophiqueChapitre 350 sur 436 · LIVRE m · texte numérisé non relu

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Veut-il dire que nous n'aurons pas de corps, que nous serons comme les anges de M. de Lamartine?

Oh ! non : S. Paul n*a jamais été spiritualiste de cette façon ; et toute l'Antiquité Chrétienne, qui tenait tant à la résurrection des corps y et qui en faisait un article de foi, n'a jamais entendu ce mot de S. Paul dans ce sens.

Nous aurons des corps spirituels! Mais oui! Supposez Achille au Dix-Neuvième Siècle combattant pour la Grèce : aurait-il eu un bouclier, une lance de dix coudées, des javelots, un char, et des coursiers parlants?

Mais j'y pense! ces coursiers parlants, ce Xanthe, ce Balie (1), qu'annoncent-ils?

Ils annoncent à Achille qu'il est destiné à mourir, que le type du héros qui se bat avec une lance doit disparaître, que la Guerre même doit cesser,

Et la preuve que je dis juste et suis dans la pensée d'Homère, c'est que le fils du sage Ulysse s'appelle Télémaque , fin de la Guerre.

Ces chevaux d'Achille qui parlent, c'est un Mythe; et leur prophétie, c'est la même prophétie que celle de S. Paul; c'est la prophétie de la Parole qui se substituera à la Force, du Verbe qui nous donnera des corps spirvfuels.

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