‹ La grève de Samarez: poème philosophiqueChapitre 409 sur 436 · CHAPITRE LXVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE LXVI

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-^ Lazare ! Lazare! criait la Voix dans Tombre.

— Lazare! dis-je, mais c*est un très-beau Mythe, et qui, comme les Noces de Cana, ne se trouve que dans S. Jean.

Ce merveilleux Evangile de S. Jean fait commencer la Prédication de Jésus par les Noces de Cana, c'est-à-dire par la modification pénitentielle apportée à l'Amour, et la termine par la Résurrection de Lazare, c'est-à-dire l'Amitié ressuscitée.

— Çà! dit-elle, Homère et S. Jean s'entendaient donc! du moins sur l'Amitié, et même un peu sur l'Amour.

— La source, répondis-je, est l'Idéal, et la source est la même.

Considère donc !

Ces deux grands poèmes seraient faux tous les deux si, ayant régné tour à tour et ayant entraîné après eux tant de générations , ils se niaient et se détruisaient radicalement l'un l'autre.

Mais comment auraient-ils entraîné tant de génératiens, s'ils n'avaient pas tous deux un degré de vérité relative et une beauté réelle ressortant de cette vérité même ?

Et comment auraient-ils modifié, d'une façon si différente et en apparence tout opposée, les générations qu'ils

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