‹ La grève de Samarez: poème philosophiqueChapitre 7 sur 436 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

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J'avais en face de moi, à l'autre bout du rivage, un gros fort, qui a coûté à l'Angleterre vingt-cinq millions, el qui, pour être lui-même fortifié, en demanderait deux autres qui coûteraient chacun autant.

Que les hommes sont insensés! me dis-je encore. Avec cette somme combien n'auraient-ils pas fait venir de moissons !

Cette réflexion m'était très-naturellement suggérée ; car, pour me distraire, j'avais tiré de ma poche un journal , où je venais de lire cette petite note de statistique que j*ai précieusement, conservée :

«( Sur 260,360 personnes décédées à Paris, de 1821 à a 1830, il y en a 213,503 ( quatr^vingt-trois sur cent) qui « sont mortes, soit dans les hôpitaux, soit dans les maice sons particulières, sans laisser de qtm se faire enterrer ^ a c'est-à-dire sans laisser quinze francs de réserve, n

Insensiblement toutes mes réflexions accessoires cessèrent, et je ne pensai plus qu'à mes Amies écossaises,

âmes pieuses ! vous voudriez donc me voir dans votre Temple ! mais qu*irais-je y faire, et que m'y apprendraiton?

— A vivre, dites-vous, et à mourir.

— Eh bien, voyons ! examinons cela ensemble.

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