‹ La grève de Samarez: poème philosophiqueChapitre 74 sur 436 · CHAPITRE LIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE LIV

SUITE

Tout en fredonnant ainsi , je me rappelai les dénégations hardies de maître Odilon Barrot» ministre dirigeant, quand il m'arriva de me plaindre de la violation des lois. Oh ! comme les avocats savent mentir! et comme on mentait de ce temps-là!

Tout cela n'était pas gai. Je repris ma course aux châteaux.

Je parcourus en idée les bords de la Loire, et je vis Chambord avec ses clochetons et ses salamandres, le château d'Amboise, celui de Blois, et une foule d*autres.

Je parcourus, comme dans ma jeunesse, les bords de

la Meuse, les bords de la Seine, les bords du Rhône. Je ne vis pas les bords du Rhin, attendu que je n'ai jamais eu le plaisir de les voir : que de châteaux j^aurais trouvés là! Mais j'en vis suffisamment partout 'Où mon souvenir s'arrêta. La terre en était toute couverte; tous les sommets, toutes les buttes en étaient hérissés.^ Il est vrai qu'il y en avait une foule d'éventrés , d'à-demi renversés, ou de tout à fait détruits, dont les débris jonchaient le sol.

Mais je remarquai qu'à mesure qu'ils tombaient sur les montagnes, on en élevait dans les villes.

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