JI'LIA
Félécité Toinon... c'est un joli nom... pas vrai!
RAYMOND
Eh bien! ravissante... Toi... non... si vous le voulez je mets à vos pieds... mon cœur, mon ime et ma vie. «
JtU.A,
Toul ça à mes pieds!..
RAYMOND
Oui, si vous me promettez de m'aimer un peu.
JOLIA.
Vous aimer... j' veuxbien... j'aime les blonds, d'abord.
RAYMOND
Enfin , si vous consentez à me suivre à Paris.
jiri.iA.
Voussuivre, jclc veux ben encore?..
RAYMOND
11 se pourrait !
Jl'UA.
II se pourra... la semaine prochaiue!
Comment?
JOLIA.
Faut bien attendre huit jours pour que j'emporte ma couronne de rosière.
RAYMOND
Sa couronne de rosière... Ah ça ! se moquet-elle de moi.
JVLIA, bas.
Non... a s’ gène... (Haut.) Eh bien! est-ce que ça ne vous va pas?
RAYMOND
Si fait, je ferai tout ce que voudrez... car je n’y comprends rien... mais cette ressemblance étrange entre Julia et Toinon, ce rapprochement de paysanne et de grisette, ce mélange de diable et de sainte... tout cela me bouleverse, me rend fou, et qui que tu suis, Toinon ou JoMa, nioiliste ou rosière, je sens... ma fui , je ne m'en défends pas, je sens que je t'aime.
(Il M met a genoux.)
JULIA, A part.
O ma vengeance... ma vengeance.
RAYMOND
Ail]
Ici j’implore A tos genoux Cn seul mot , un regard de vous.
ICUA.
Vous m’aimez, quoi vraimenl.
TlATVONn.
J>n fais ici le serment.
RAntONO.
Un fldèie et tendre amant t JVUA.
Sans regret, sans effroi ,
Toujours soumis A ma loi.
Vous Jurez (ats)
D’ n'adorer Jamais que moi I
BAYUOND.
A vos pieds (bis)
Je Jure...
JUUA.
C’est très bien...
Et moi... Je ne promets rien.