‹ La grisette de Bordeaux, vaudeville en un acteChapitre 14 sur 28 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

DAGL'ENAï, BLANGEAC, CN cahi.:on.

BLANGEAC , au dehors.

Par ici... prenez donc garde!

DAGUENAY.

Cette voiï. (Allant au fond. ) Mais oui... c’est Blangeac... qu'est-ce que je disais? lui qui me parlait toujours de sa sœur...

BLANGEAC , entnut suivi d’uu garçon pâlisslér qui porte un corbeilic sur la télé.

Vous avez failli répandre foule la crème...

(Apercevant üaguenay.) (?ue vois-je. „

DAGUENAY.

Blangeac! ce cher ami...

(Ils s’embrasaenL)

BLANGEAC.

Que j’ai de plaisir à te revoir... (Au nlUssier.) Prenez garde à la crème. (A oaguenay. ) Depuis si long-temps que nous sommes séparés... depuis noU'c philosophie , je crois.

DAGUENAY.

J’arrive des colouies. i

BLANGEAC.

Oui, oui ; mais avant ton départ de Bardcauv, j’ai su de tes nouvelles; Monsieur, a fait des pas.sions. On m’a parlé de tou Espagnole... henrciiz coquin!., une Espagnole! voilà la femme que je comprends , la femme aux pas.sions vives, à ràme de feti !.. cl c’est pour ça que tu négliges tes amis , je le conçois.

DAGIENAY.

I Tti vois pouilaiil...

SCijNE XI.

Ifll que formée, a laissé dans mon cœin des sonvenirs bien doux cl tneu aiiici's...

LOi'iSE, a part.

Il a pensé à moi.

DAGl'KSAÏ.

DACff.SAY, étonné.

Eh ! qui donc ?

i.nmsE.

A bientôt... à bientôt...

(Elle se sauve en voyant entrer Blangeac.)

M ais depuis que je vous ai vue, Louise, je vous le jure, j'ai tout ouÛié, tout!., jusqu'à des torts qu’autrefois, j'aurais voulu réparer au prix de ma vie...

LonsE.

Et comment pourrei-vons nie persuader?

DAGCESAV.

En vous oITrant mon cœur et ma main...

LorisE. a pan.

Ob! mon Dieu! il m'aime donc!

DAGIE.SAY.

Vous hésiter ?.. et vous aver peiil.élrc raison car, je n'ai pas encore osé vous le dire... I.onise, celie qui unira son sort au mien, doit renoncer à tout pour me suivre...

LOI'ISE.

Je pourrai donc aassi vous donner une preuve de mon attachement.

DAGrEYAY.

Quoi, vous cooseotiriez à quitter votre pays, à vous exiler ?

LOUISE, avec leiulresse.

Avec vous !

DAGUENAY.

Vous ne craindriez pas de traverser les mers?

LOUISE

Avec vous!

DAGCEIVAY,

Ah I Imuise, mon vœu le plus cher sera donc accompli !.. cor depuis mon départ d'Amérique, vous êtes la femme que je révais pour mon retour, que j'établissais reine cl maîtresse au milieu de DOS plantations...

LOUISE, a-part, transportée.

Sa femme!., je serais sa femme !.. mais alors il m'aime! et qu'est-re que c'est qu'une robe... qu'esl-ce que c'c.st ([u'une couililion... plus ou moins brillante, ça ne liait rien changer auxsentimens.

DAGUEMAV.

Voulez-vous que je parle à Blangeac, à l'instant meme ?..

LOUISE

Mou, non... c'est inutile... pas encore...

BLASGEAC, en dehors.

Surtout n'oubliez pas le homard,

LOUISE, a paru

Ah! mon Dieu! ie voilà! et s'il me trouve ici, dans ce costume... tout va se découvrir...

DAGUEHAY.

Vlais je vois encore de l'inquiétude sur votre visage?..

LOUISE

Pardon , Monsieur , pardon... permettez-moi de me retirer... dans ce moment., je ne pui.s. .. je désire... je reviendrai... (A part.) Dès qull sera parti... (nant.) Surtout ne dites rien à M. Blangeac...

DAGUENAY.

11 est donc bien terrible !

Oh! non. Monsieur... ob! non... ce n'est pas lui que je crains.

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