‹ La grisette de qualite dramevaudeville en quatre actesChapitre 20 sur 39 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

HERCULE, Invités, puis HECTOR.

CHOliüR.

Ajr : Aimer loujouri. (Cuntrcdansu PTRRfliQQLs.)

Aimer, chanter, dans«r toujours.

Voilà toute la vie l

Pour être heureux, aimons toujours La danse et les amours !

Puisqu’on ccs lieux le plaisir nous convie,

A le saisir inettoni tous notre envie!

Aimer, chanter, etc.

HEBCCLE, en/ran/. Ah! ça commenccà marcher assez bien... je vicn.s de griser mes cousins. Mon Dieu qu'ils ont donc le vin b(He!... J'ai persuadé à ce pauvre Guzman ([u'ii la suite d’une querelle que j’ai fait iiaitre entre eux il avait donné un soudlet à Hector... Il l’a cru, et convaincu que celui-ci le cberclic pour le pourlcndre, il est allé faire ses malles et. se disposer h partir... c'est toujours un rival de moins...

HECTOR, enfranf *. Ab! je vous trouve enfin !

HERCUI.E, à pari. L’autre. .. comment me défaire de lui?... £b! pardieu 1 par ie même moyen !

HECTOR. Comment... vous m'abandonnez, vous me laissez seul, cousin... c’est une indignité, c’est une trahison, c'est...

HERCULE. Silence donc; souvenez-vous que vous êtes au bal...

HECTOR. Je m’en souviens très-bien

même que mes jambes tricotent déjà comme si elles entendaient la musique.

HERCULE. Eh! malheureux, c’est que vous êtes gris 1...

HECTOR. Eh bien! où est ie mal?... Il n’y a ici que des gens bariolés, l’un est jaune, l’antre est rose, l’autre est bleu... j’ai bien le droit d’être gris... c’est ma couleur à moi!

U s'assied,

HERCULE. En vérité, cousin, j’admire votre gaieté, votre insouciance dans un pareil moment! Gusman est plus séricni, lui!...

HECTOR. Guzman!... à propos, où est-il donc Guzman...?

HERCULE. Il vous cherche...

HECTOR. Il mecherche... et pour quoi faire?

HERCULE. Pour vous tuer. ..

HECTOR, se Utanl. Pour me tuer !...

HERCULE. Ah! ça vous dégrise!

HECTOR. Me tuer... mais pour quel motif?

HERCULE. Ne vous souvenez-vous plus que vous vous êtes querellés à table?

* Hercule, Hector,

HECTOR. Si fait ; mais ce n’est pas une rai.siin pour qu’il me tue.

HERCULE. Il vous a appelé imbécile.

HECTOR. Soit ; mais ce n’est pas encore une raison pour qu'il me tue.

HERCULE. Et vous, VOUS avez riposté...

par un soufllrL

HECTOR. L'n souQIet... j’ai riposté par uni...

HERCULE. Vous comprenez son exaspération. Je l’ai entraîné de force, mais il s’eet échappé de mes mains... et je vous le répète, il vous clierclic pour vous mettre en pièces.

HECTOR. En pièces!... mon ami... je me sens indisposé.

HERCULE. Allons, remettez-vous.

HERTOR. Je suis bien mal à mon aise!...

HERCULE. L’air de la campagne vous serait nécessaire.

HECTOR. Vous croyez?... Ah ! que je suis donc mal à mon aise !...

HERCULE. Il fant vous y rendre an plus vile, tandis que j’arrangerai l’affaire; vous reviendrez dans un jour ou deux...

HECTOR. Je vais me promener pendant trois semaines I...

HERCULE. On vient... c’est lui, je crois!

HECTOR. Lui! cousin, retcncz-le, fût-ce au prix de vos jours.

HERCULE. Allez, je vous sauverai.

HECTOR. Oui, sauvez-raoi ! Je me sanve.

11 sort.

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