LA MARQUISE, LES FONTANAROSE
HERCULE, d part. Je suis sûr qu’elle raffole de moi 1
HECTOR, à part. Elle grille d’envie de m’appartenir I
GUZMAN, à part. Pauvres cousins!... je gagerais que c’est moi qu’elle préfère!
LA MARQUISE. MaiiiK'iiant, messieurs, puisje savoir ce qui me procure, à cette heure, riioniieur de votre visite?
HERCULE **. Ueriaincment , madame la marquise , car nos intentions n’ont rien que de très-vertueux. •
HECTOR. Elles sont pures...
GUZMAN. Comme le mérinos en bas âge.
LA MARQUISE. Expliquez-vous, messieurs...
HERCULE. levais le faire, marquise, comme l’alné cl le plus spirituel des trois.
GUZMAN et HECTOR, ù part. Merci!
HERCULE, à part. Parlons d’abord collectivement... plus tard je m'arrangerai pour évincer mes rivaux. (Haut.) .Madame la marquise nous connaiL..
LA MARQUISE. Oui, messieurs, je saLs que vous Otes d’uue bonne famille de Catalogne, et je vous tiens pour d’excellents gentilshommes.
* Hercule, la Marquise, Hector, Guzman.
** La Marquise, Isabelle, Henule, Hector, Gaunan.
Digili (jOOgle
HECTOR. Par saint Ignace! je le crois bien !... les Kontanarose comptent vingtquatre quartiers... vingt de plus que la lune, qui est pourtant d'une ass< z haute antiquité.
LA MARQUISE, souriant. Je sais cela.
fit /.MAN. Ils ont parmi leurs ancêtres trois officiers de la garde-robe.
LA MARQUISE. Enfin, messieurs, où voulez-vous en venir?
HERCULE. A vous dire, marquise, que nous brûlons tous trois pour votre charmante fille d’une flamme violente.
LA MARQUISE. Pour ma fille ! il se pourrait?...
HECTOR- Il se peut, et nous vous supplions de choisir un gendre parmi nous.
LA MARQUISE. Iji instant, messieurs ; ceci demande réflexion.
HERCULE. Madame la marquise n’ignore pas le crédit dont nous Jouissons auprès du ministre... Son excellence n’a rien <i nous refuser.
HECTOR. Ah ! ça, rien !
GCSM.A?i. Absolument rien.
LA MARQUISE. Eh bien, écontez-moi, messieurs; la fortune n’est pas tout pour moi , sans doute ; mais je veux arracher mon enfant au liesoin : et celui de vous qui , par son crédit, obtiendrait la liberté de mon époux , nous ferait rendre nos biens , notre rang , serait celui qui aurait plus de chances d’être agréé par moi.
Am : .V« raiïUj p<u la garât citoyenne.
Et mtiotpnant, panion, si je vous laisse.
Réfléchissez à mes conditions.
Et d« celui qui tiendra :>« promesse
Je recetrai les propositions.
ENSEMBLE
LtS TROIS HOMMES. ^
Complet aur moi, compter sur ma promesse;
Mon ccpor «ourit ii vos conditions.
Jereriendrai. pour prix de mon adresse,
ReooaTeler mes propositions.
La Marquite tort d droite.