DISTRIBUTION
M** l'ANlSSOL, petite rentière, faisant des ménages *
THÉRÈSE , Jeune brodeuse, sa nièce.
PAMPHILE GANDIN’, étudiant en droit
ISIDORE MJXARD, étudiant en médecine...
ATALA MERCIER , camarade de Thérèse
FRANÇOIS TRICHET , son amant, commis dans la quincaillerie
M 11 * Gloria dp.
M IU Géra.nmlli.
M. Palaiseac.
M. Belvort.
M"* Leroi a.
TJ. Dlmoilin.
U ...... «I i P.L. m dta pnrii.i, d, I. P. re l.«„i„„i., Uùl .
L °trdÜl)^’.T Wen ' C î“," e m . aison ' au cl, "l uiè ">« «âge, où se trouvent deux petits logemens. Au [b ".' au mi,l “ de U s "' n< '. Ie del’escaUer avec une rampe de l)ols. Au deuxième plan
de la ï“h “ r , Ü T'*?' <tri ' : “*• PAXISSOt, GARD, -MALADE. FAIT Ors UÀVAg's. Prtl
ranuaHrmpnf h ^ r- 6 si ÎP' n ’ dcs de Pal"*, assiettes, fourneau . un soumet. A gaucl.edu puhllr, l.K*u«t de ^me “ : P d * 1CDtr< '’ “ D P orte ' nlaIlleaH . une titille malle et un mau-
SCÈXE I.
PAMPHILE, ISIDORE, M** PAMSSOL.
\Au lever du rideau, Pamphile bat son liabiti Isidore rire scs bottest M"’ Panissol hit du caré dans une casserolic de ferblanc, sur un petit fourneau portatif. )
ISIDORE, brossant une botte.
La rue de la Parcheminerie produit de la bouc très solide... première qualité...
PAMPntLE.
Pouah!., la poussière... M*« Panissol, voulez-vous me prêter une vergette pour ma redingote... Isidore se sert de la nôtre pour ses boues, et il paraît que ça tient.
SI"* PAMSSOt.,
A vous qui êtes mes locataires !.. seulement , ayez l'œil dessus mon mare...
(Elle entre daus sa chambre. ) ISIDORE.
Soyez tranquille , je ne le perds pas de vue.
(Il remue le café avec le manche de son pinceau.) M- panissol, rentrant, une vergette à la main. Voilà... M. Pamphile, vrai poil de sanglier!..
PAMPHILE, tâtant la brosse.
Oh ! elle est bien bonne ! et vous aussi !
M” - PAMSSOL.
Dans la vie du monde, est-ce qu'il ne faut pas s’entrezaider? cl puis, voyez-vous, je vous aime; oni, parole, vous êtes ’de bons jeunes gens... sages, laborieux, économes...
Ko Le. fsrMnnagc. î, twr ii, ,,,, e,, cnmoM , a, dot?*r,l du» placi su I ii fAlrc ; ie pie.iiie. lieu, I, e euchc du quel*, leur. Le, <!:>., {ram» K»', i|.dl,uO J,, d, , leeKu, ;-u de, - b,,,,,. I-...4. ,
Quoiqn'étudians en droit.
M"' PAMSSOL.
Figurez-vous que je n’avais jamais dans votre chambre qu’un tas de garnemens, des vrai»
demoniacres en sirurgie].. qui se trompaient toujours de porte et qui fumaient des horreurs de cigarres, que c’était uuc infectation dans le? escayers !..
PAMPHILE
Nos moyens ne nous permettent pas ce luiclà... et quand nous fumons, au moins ra ne sent pas mauvais !
I!“* PAMSSOL.
Oh ! je me doute bien que vous n’êtes pas très riches.
ISIDORE, modcsicmeut.
Très riches!., non! mais, en récompense, nous sommes très gênés... nos parons sont de braves cultivateurs... des bons marchands... du côté de Luzarr'ics.
Oui, son père et mon père sont une iiairc danus, et nous faisons comme nos pères.
M"” PAMSSOL.
Vous êtes , comme on dit, des modèles ' des Polhuque et des Castor!
PAMPHILE
Pool- les castors, c’est tout de même, nous n en avons qu'un en soie... quand l’un met le chapeau , l'autre met la casquette...
(Il prend le chapeau.)
ISIDORE
b Oui, tout est commun entre nous,,, et nous
LA C.RISKTTE ROMANTIQUE,
avons fait le seraient de ne jamais nous s 'parer ! ♦ «“• pamssol. 1
Pas même quand l'un des deux se mariera?
PAMPHILE
Pas même !..
K - " PAMSSOL.
Vous ne pouvez pourtant pus épouser uue femme pour vous deuv?
Pourquoi pas ?
Al** PAMSSOL.
Par exemple !
PAMPHILE
Mais, causons d'autre chose... de déjeuner, par exemple!., eu attendant que nous ayons pris une assiette sociale, faites-nous le plaisir de nous en prêter quelques-unes... en terre de pipe , faïence ou porcelaine . à votre choix.
PAMSSOL. »
Tiens , quel estra ! est-ce que vous donnez à déjeuner?
PAMPHILE, avec Limité.
Oui, un de 110s amis!., nous recevons , ec matin !..
ISIDORE
Et vous qui êtes un vrai cordon hleu... encore hier, vous aviez fait un poulet rflti qui embaumait!
PAMSSOL.
Tiens, pomment savez-donc?.. est-ce que vous êtes entré chez nous ?
Isidore , troublé.
Non, non... mais l’odorat...
PAMPHILE , 1» cajolant.
Hein?., maman Panissol... tous serez un vrai bijou... hein?
U”' PAMSSOL.
Ah! les büiiuinis !.. quand ça veut quelque chose des pauvres femmes!., voyons, mes enfans , qu'cst-ce qu’il vous faut ?
PAMPHILE
Lu déjeuner d'électeurs!., qu’on puisse se faire des bosses!..
ISIDORE
Il faut mettre chacun... quarante sous!
«“• PAHISSOL.
Avec ça, nous n irons pas à Rome...
Al» «lu Mena** de gârcou.
Mais, vous (lcjouu’rcz mieux, je gage,
Qu’ chez vos grands traiteurs...
ISIDORE
Oh! merci!
Dans leurs palais du moyen-Agc,
Ou dîne fort mal aujourd’hui .
El le siècle est fort mal nourri !
PAMPHILE
Leurs salons sont très grands , très riches ,
Mais leurs plats sont réduits A ri eu...
Ah ! si l'on mangeait les corniches ,
On y pourrait dîner fort bien !
; Ou entend U rilMirnclk. 1 M* # PASI5SOL.
Ah! voilà mon amour tic nièce... ei celle-là, sa voix est aussi pure que sa conscience.
Isidore, à part, passant an n“ 1.
O ciel.,, la voilà... je me sauve!..
(Il va pour sortir. )
PAMPHILE
Eh ben ! tu t’en vas?
M“* PAMSSOL, surprise.
Ma nièce vous fait peur?
ISIDORE , à parL Dieu!., si elle savait !