LA GRISF.TTE ROMANTIQUE
Tiu’cntT, assis. •©• qnés, fl mitres bals... qui frappent les amans au
Oui, oui. j’ai frappe mon rœur d'homme, exprès et à dessein... perfide femme, toi à qui il faut deux cœurs pour un amour!..
ATM, A , sc jetant sur lut.
Qu’entends-je! A délirante jalousie !..
TRLCHET, la repoussant du bras.
Retire-toi, moderne Lucrèce...
ATA1.A
Oh!
TRLCBET.
Oui. Lurrèce Boruia ! ne viens pas empoisonner le dernier souille qui inc reste.
u“' pa Maso !..
Si j’allais chercher le sirugien I PAMPHILE.
Si en ne fait pas de bien, ça ne peut pas faire de mal !
Isidore, fouillant dans sa poche.
Peut-être qu'une petite saignée...
TnccilET , d'une vois mourante.
’ Non , merci , je sors d’en prendre !
(Déclamant.)
• Convive assez gourmand du fesdn de la vie,
• J’y parus vlogl-buitans, vingt-huit ans! ctje meurs!»
ATALA
Mon Adolphe !.. mon Truebct !.. vois tou amante éplorée... elle te supplie... elle t'adjure de vivre encore pour elle.
TRL'CIIET, plus défaillant.
Impossible ! l’écheveau est Gui... le fil est cassé!
Pamphile , le priant.
Çe serait une occasion de renouer!
ATALA
O angoisse !.. Dis-moi, du moins, que tu me pardonnes, ctje ferai tout ce que tu exigeras!., je le jure. Tends-tu, mon chéri, tends-tu?
(Elle s’agenouille, mais A distance de Trucbel.) TOUS, le suppliant.
Oh I oui, pardon pour elle !
TR LCH ET.
Où est-elle?., où est-elle? (Prenant la tête de M“* Panlssol, qui s'est aussiagenouillée a sa droite.) Ah ! la voilà !
PAMPHILE
Non, tu n'y es pas... La première à gauche.
TRLCHET.
La première à gauche... Merci ! (11 prend la tête d'Alala et lui passe les mains dans les cheveux.) Eh ben , tes larmes me touchent ; je te pardonnerai, mais à trois conditions... pas davantage. ATALA, vivement.
Lesquelles? O homme que j’ai méconnu, j'obéirai ; j'en fais ici le sermeut solennel TRLCHET, glapissant le premier mot et baissant la voix dans le reste des phrases.
Primo : Promets-moi que tu ne seras plus romantique... ou dramatique.
ATALA
J’en engage ma foi.
TBLCHET, de même.
Secundo : Que tu renonceras à toule espèce de bals champêtres, bals Musard, bals mas-.
cœur, et les maris a la tète !
ATALA
Oui, bien sùr.
TBLCHET.
Jure encore que, si jamais je reirouve cette existence d'homme qui semble m'échapper... (Il fait le geste de chercher A ressaisir quelque chose.) tu la partageras avec moi.
ATALA
Toujours!
TRLCHET.
Et que tu aimeras un peu la quincaillerie II! pour l'amour de moi!!! (En pleurant.) Je l'assure que c'est uuc bonne partie !
ATALA, un peu contrariée.
La quinraillerie... Eh bien! oui, j'en suis foUe, là!
TRLCUET, A M"* Panlssol
Nous l'aurions tenue en demi-gros et en détail... (A Alala.r à Coulommiers... avec un peu de bonneterie et de mercerie... Oh ! aime la mercerie, aussi !
ATALA
La mercerie ! Je lui voue un culte éternel ; toutes les femmes l'aiment bien.
TRUCHET.
Nous tiendrons la flanelle, le fil retors, le 01 d’Ecosse !..
ATALA, avec dévouement.
Je tiendrai tout ce que tu voudras!
TRLCHET.
Tu me le jures?
ATALA
Foi d'Alala Mercier !
TRLCHET, se levant.
Eh ben, sacrebleu ! j'en ai assez...
TOCS, étonné.
Tiens!
Est-ce un songe ?.. ii ne meurt donc pas ?
TULCHET.
Nonl ton amour m’a rendu la vie!., mais il n'y a rien qui vous abîme la poitrine comme les suffocations et le sentiment moderne !.. ouf!., donnez- moi à boire quelque chose; et vous, Atala, embrassez votre petit mari 1
ATALA, indignée d’abord.
Ah ! cruel !... de tout mou rœur !
M“* PAMSSOL,
C'était donc une frime?
TBLCHET.
Juste!
ISIDORE
Nos deux noces se feront le même jour...
PAMPHILE
C’est ça... et moi je reste seul... avec mon tendre cœur sur les bras !..
(M“* Pauissol se rapproche de Pamphile qui lui tourne le dos, en haussant les épaules.)
TnccUET, sérieusement.
Surtout, Atala, que la leçon te profite; quand nous serons mariés , plus de scènes, plus de maux de nerfs, plus de vapeurs, et autres besoin* de l’époque !..