SCÈNE V
Les Mûmes, M“* PANISSOL, pub THÉHÊSE , recommençant toutes deux h aller et venir.
M“* PA N ISSUE, sortant de la gauche.
Ali ! voilà ce que c’est... à présent , ces messieurs peuvent se mettre à table.
(Isidore entre dans sa chambre.)
TRUCHET.
Ah! bravo! fameux! entrons dans la salle des festins.
PAMPHILE, regardant de loin.
Al»! merci pour la carafe, M** Panissol , le couvert fait le plus bel effet !
TRI Cil ET.
On dirait un banquet de la garde nationale... • après vous.
PAMPHILE
Je vous en prie , Monsieur.
(Ils finissent par entrer tous deux en se cognant.)
Isidore, sortant de sa chambre.
Dites donc, vous n’auriez pas une salière!
une toute petite salière ? avec un peu rie poivre...
M“* PANISSOL.
On vous donnera tout ce qu’il vous faut. (Appelant.) Thérèse !
THÉRÈSE, au fond, secouant un petit lapis de pied sur la rampe.
Tante ?
u - * panissol, 4 mi-voix.
Prends donc garde!... tu secoues ton tapis sur le second service à ces messieurs. (Elles vont et viennent ; elles relire les côtelettes qu'elles avaient mises sur le fourneau. A Thérèse.) Mon chéri, donne-moi le petit plat brun.
THÉRÈSE
Le voilà , tante...
Isidore, à mi-voix, avec sentiment.
Comment! vous aussi, mamzelle Thérèse!
vous daignez...
THÉRÈSE, 4 haute voix.
Pourquoi donc pas, Monsieur?., vous me servirez le jour de mes noces, comme -on dit. ISIDORE, bas.
Comment, cruelle !
PAMPHILE, reparaissant sur le seuil delà porte.
Maine Panissol!.. In vinaigrette est excellente!.. seulement, il n'y a pas une goutte d'huile !
TH ÈRES r.
p Je vais vous en apporter.
M"' PAMSSOL, donnant à Pamphile deux côtelettes •©• THÉRÈSE.
crues dans du papier.
Mettez cela de côté, c'est le quartier (le réserve de» côtelettes.
PAVtpniLF. , les prenant.
Ah! très bien... nous les ferons mariner...
t (Bas à Isidore.) Viens donc, lu restes là, sans cœur!
TnÉliÈSE , revenant.
Voilà , Monsieur.
ISIDORE , prenant la burette.
Merci bien. ( A mi-voix.) O mon ami , c'est fini... elle ne m’aimera jamais !..
(11 suit ramphlle qui emporte les côtelettes.)