‹ La Grossesse Interstitielle: Etude Synthétique Suivie De 18 Observations Et De 3 PiècesChapitre 16 sur 71 · ANATOMIE DE LA TROMPE INTERSTITIELLE NORMALE · texte numérisé non relu

ANATOMIE DE LA TROMPE INTERSTITIELLE NORMALE

N'ayant pas fait de recherches personnelles sur ce point, nous nous inspirerons, pour cette étude, des travaux de Sappey, Bayer, Mauclaire, Nagel, Moreau,

Troscher, Schâffer et Cruveilher, mais surtout des travaux plus récents de Daniel et de Hermstein et Neustadt.

Cette étude nous facilitera la compréhension des modifications constatées dans cette partie du canal au cours de la grossesse interstitielle.

La trompe interstitielle est cette partie de la trompe située en plein tissu utérin comprise entre l’ostium utérinum et l'insertion de la trompe sur l'utérus.

Nous en ferons une étude macroscopique et une étude microscopique.

A) Etude macroscopique.

Nous envisagerons successivement sa direction, son trajet, ses dimensions et son calibre.

1) Direction . — Dirigée de haut en bas et de dehors en dedans, la troripe interstitielle a une obliquité variable. L'extrémité externe ou ostium tubhaire est à environ 4 à 2 mm du bord supérieur de l'utérus, tandis que son extrémité interne ou ostium utérin peut descendre jusqu’à 6 à 11 mm. au dessous dece même bord.

2) Trajet. — Après avoir quitté la portion isthmique en faisant avec celle - ci un angle plus ou moins obtus, elle décrit un chemin variable avec chaque utérus, mais dans le même utérus les deux trompes ont un trajet identique. Dans la majorité des cas, le canal interstitiel suit le chemin le plus court de l'ostium tubaire à l'ostium utérin.

Le plus souvent, il est linéaire sans aucune coudure ni sinuosité Plus rarement il présente des flexions, des coudures plus ou moins accentuées rendant le cathéterisme difficile.

Hermstein et Neustadt pensent, au contraire, que le plus souvent la trompe interstitielle présente des flexions et un trajet coudé en forme de baïonnette dont la partie verticale occupe soit le milieu, soit ie tiers interne , soit le tiers externe de son parcours .

3) Longueur. — Environ 1 centimètre chez l'utérus adulte, mais pouvant aussi atteindre parfois 1 centimètre et demi.

4) Calibre. — Admet une sonde de O0, mm 5 de diamètre. Aurait un calibre uniforme pour la majorité des auteurs. Pour Cullingworth, l’ostium utérinum serait le point le plus rétréci, pour Richard, au contraire, cet orifice serait le plus dilaté.

B) Etude microscopique .

Elle comprendra la configuration intérieure de la cavité tubaire et la structure histologique .

1) Configuration intérieure. La lumière est très irrégulière par suite de la présence de plusieurs crêtes plus ou moins épaisses, plus ou moins hautes, arrivant parfois jusqu’au centre du canal, séparées par des sillons et des diverticules ramifiés. Au nombre de 4 dans sa portion externe, elles sont en plus grand nomtre dans sa portion interne. De plus le nombre des crêtes augmente à mesure que l'utérus est plus jeune, il diminue au contraire jusquà ‘disparition dans l'utérus sénile .

2) Structure histologique. — Il faut examiner la muqueuse et la musculature .

a) Muquese. Est constituée d’une assise de cel-

lules cylindriques régulières avec cils vibratils dont le - mouvement est dirigé du pavillon vers l'utérus et d’un stroma très mince plus ou moins riche en cellules conjonctives avec des fibrilles conjonctives minces disposées seulement en quelques couches.

À l'extrémité interne, le chorion est un peu plus riche en cellules, mais en ce lieu, pas plus qu'ailleurs, il ne possède de formations glandulaires .

b) Musculaire. —— Est caractéristique. Elle est formée d’une couche longitudinale interne bien développée et riche en fibres conjonctives et d’une couche muscu-

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