SCÈNE V
DANIEL, BElfTHE.
berthe, sortant de la chambre à droite.
Daniel I
daniki., à lui-même. La v'Ià. . . sa vue me fait un effet, à présent... j’ai la sueur froide. [Haut et brusquement.) Que veux-tu?...
voyons... parle...
berthe. Oh! quel air fâché... Qu'as-tn donc?
DANIEL, avec colire. Ce que j’ai?... [Se reprenant.) J'ai manqué de casser ma pipe.
bertue. Le grand malheur !
Daniel. Dame! on lient à ce qu’on a...
(dwc colère.) .Moi, vois-tu, pour garder ce qui m'appartient.. . je suis capable de tout !.. oui, de tout ! [En achevant de parler il IdcAe sa pipe, qui se brise à terre.)
RERTHE, souriant. Même de le laisser tomber I
DANIEL. Ça peut se remplacer, tandis qu’il y a des choses qu’on ne remplace pas.
bertue. Oui, par exemple, l'occasion de dîner une dernière fois avec un ami... c'est pour cela que je te cherche... Nous avons mis le couvert ; mais, à nous deux Ciète, noos ne pouvons pas porter cette grande table, veux-tu nous aider?
Daniel. C'est mon devoir. . . le mari doit aide et protection à sa femme... car tu es ma femme.. . bien à moi... (.1 part. ) .Mais j’y pense , il m’a trompé sur ses sentiments , lui... Berthe m’aurait-elle fait aussi un mensonge?
rertiie, près de la porte , ci droite. Viens donc, je t’attends. ..
daniel. Un instant... écoute un pon ici, Bcrthe.
rertiie, revenant. Que vcux-lu?
daniel. Te faire part d’une réflexion qui m’arrive... D’après ce que tu disais tout à l’heure de mon cher ami Max, je vois bien que lu ne liens pas beanconp à lui... une fois qu’il sera sauvé, lu n’y penseras plus.
REIithk. Je ne dis pas tout à fait cela. [A part.) Mais le moins que je pourrai sera le meilleur pour moi.
Daniel, Moi, c’est différent, l’idée de me séparer de lui pour toujours, ça me chiffonne, je ne peux pas m’y faire, et si tu u’avais pas contre lui une si forte antipathie, j’aurais quelque chose 5 te proposer.