SCENE VII
JODOQUE, dans la chambre, MAX, au dehors.
MAX, d lui-méme. Je devais m’attendre à ça... n'importe, être témoin du bonheur de Daniel... ah! ça fait mal .. bien mal... Au moins qu'elle ne sache pas ce que j’ai osé loi écrire... (Il ouvre le tiroir au bahut.) Ma
* Jodoque, Daairl, Bortlic.
lettre n’y est pins. , Berthe sait mon amoar ! Ah ! je n’ai pins qu'un parti à prendre.
jodoque, d lui-méme. Le mari était IF., (A Max.) Eh bien! mon pauvre ami !. .. (Il s’appuie iur le bord de la croisée . )
MAX, se retournant. Hein ! Qu'est-ce qui me parle?... que voulez-vous?
JODOQUE. C’est moi. . . j’ai vu !
MAX. Quoi?
jodoque. Pardiue! ce qui vous a aussi crevé les veux, à vous. Diles-donc, je ne vous en veux plus... sans vous, j’épousais et ça me serait arrivé ; vous me l’avez pri«e, mon gaillard, un autre vous la souffle, nous sommes quittes. •
Max, tris-agité pendant toute cette scène.
Je ne sais ce que tu veux dire... tu es fou.
JODOQUE. Possible!... mais je ne suis ni sourd ni aveugle... Après, si ça vous est égal que votre femme le tutaye.
Max. Parfaitement égal.
JODOQUE. Qu'elle l'embrasse.
MAX. Je ne m’en offusque pas.
jodoque. Ça vous convient aussi qu'il vous l’enlève ?
Max, impatienté. Eh bienl oui, ça me couvienL
jodoque. A votre aise... il y a des maris qui s’arrangent de tout... mais ma dignité d'homme me force à vous déclarer que jo trouve ça révoltant.
MAX, allant vers la fenêtre. Et moi je vous déclare, monsieur Jodoque, que ce qui se passe ici ne regarde que moi... Si un bavard veut cancaner je saurai bien le forcer au silence ! (// ferme brusquement la fenêtre sur Jodoque.) L’espionnage de cet imbécile aggrave encore ma situation... et ne pas avoir le droit d’être jaloux !
jodoque, rouvrant la fenêtre. Ça ne m’empêchera pas de dire que c’est révoltant
MA.x. Encore! [Il va pour s'élancer vers la fenêtre et heurte Grosslippe, qui entre.)