SCÈNE Vil
DANIEL, MAX, BERTHE, CLÈTE, fuit ensuite JODOgi K el GROSSLIfPK.
MA\, courant à Daniel. Mon ami. (/I lui tend les bras. ]
Daniel, l’embrassant. Ah I. .. je ne savais pas que je tenais à toi à ce point-là.
clète. Nom d'une pipe! c’est bien joué.
berthe. Dame! il fallait ra pour les sauver tous deux.
JODOQUE, arrivant par le fond .* Eh vile!
eh vite ! si vous tenez au prisonnier, filez d'ici par où vous ôtes venus.
DANIEL. Et pourquoi ?
jodoque.- En remontant pour vous annoncer que la Poule mouillée est à l’eau* j’ai aperçu des baïonnettes qui grimpaient derrière moi... Elles ne doivent pas être venues toutes seules.
max. Encore s’enfuir!
Daniel. Plus que jamais , maintenani , c'est mon devoir de te sauver.
berthe. Oui, bàtons-nou.».
CLfeTE, qui est près du pissage souterrain. On monte aussi de ce côté.
JODOQUE. Bigre! nous sommes bloqués!
Daniel. Eli bien ! morbleu ! nous nous défendrons. (Il s'arme d'une bouteille, ainsi que Max et Jodoque ,) crosslippe , paraissant par le passage souterrain .** Je vous le défends... Bas les armes, et livrcz-moi le prisonuier.
TOUS. Jamais 1
( ghosslippe. Je vous somme de me le livrer, pour que je prouve aux Français qne je l'ai sauvé.
Daniel. Ilcin?
JODOQUE. Quoi?
CLfeTE. Qu'est-ce qu’il y a?
* Daniel, Max, Jodoque, Bertha, Clète»
** J*it*M|<re, Vlax. Dantel. IteMhr, Crnsslipp' 1 , Clèlr.
WÎITHE. Que dites- vous?
M.vx, au bourijmestrt. Les Français?*
GROSSLIPPE. Viennent de débarquer dans l'ile... Us se sont tout de suite informés de \o% nouvelles.. . et m’ont annoncé que, suisant ma réponse, ils inc dresseraient une potence ou un arc de triomphe... J’aime mieux lare. {Pendant tvutc cette scène, let paysannes ton t entrée .< par le chemin souterrain, et tes hommes sont arrivés successivement par les roches.)
Daniel. Quand je vous le disais 1 Vive la France! {Il donne une poignée de main d
Max.)
tocs. Vive la Franccl**
REBTHE, à Daniel. Max est libre... J'ai la promesse... tu as mes serments, Daniel ; je redeviens la promise.
GRoSSi.tPPE. Ahl à propos de ça. mes enfants... je viens de m apercevoir d'un accident déplorable.
TOUS. Lequel?
GROSSLIPPE. J'avais l'esprit si troublé au
' Joiiuqur, ferltie, Daniel, ürosslippe, Mai, Clè<«.
'* Jodoque, Croialippe, Bcrthc^Danicl, Mai, Clètc,
moment de la signature du contrat. . . que j’ai écrit le nom de .Max au lieu de celui de Daniel!
M ax. Plaît-il? Nous étions mariés !
JODoqub Ah ben! c’est drôle.
ber the , regardant Daniel. Daniel, que dis-tu de cela?
Daniel. Je dis que c'est un malheur...
Mais puisque c’est fait, faut lâcher de s'en consoler, n'est-ce pas, madame Max?
GROSSLIPPE. Après ça, mes enfants, on peut plaider en séparation.
Max. Cela regarde ma femme.
BEHTHE. C’est Daniel qui décidera.
Daniel, unissant Jierthe et Max. En ce cas, ou ne plaidera pas. *
clète, à Daniel. Alors, vous reste* garçon?
damel. Pas pour longtemps... Vous aimez l'odeur de l.i pipu t Clèto... Je n'aurai pas besoin de sortir de mon méuage pour fumer !
* Jodoque, GfOdalippe, Bertbr, Max, Daniel, Gèle.
GROSSLIPPE, regardant autour de lui.
Ali çà ' mais nous sommes ici dans la grotte de la falaise.
Jodoque. Parfaitement.
grossi.ippe. Par conséquent chez le contrebandier; je n'ai plus qu'à saisir.
jodoque. Rien du tout , maître Grosslippe... C’est moi qui ai découvert la cachette... et, d’après votre ordonnance, tout ce qu’il y a m’appartient.
grosslippe. C’est de toute justice.
Jodoque. Mou ubac lui passe devant le nez t