CHAPITRE IV
J’emploie à dessein l’expression « très peu traitées » au lieu de « traitées insuffisamment » car je ne veux pas entreprendre de définir le traitement suffisant, la question est épineuse et surtout, il semble bien qu’on ne puisse pas édicter ùne règle valable pour tous les cas.
Une syphilis très peu traitée c’est celle de la malade de DinaY (obs. IV) qui prit pour tout traitement spécifique 0 gr. 20 de proto-iodure de mercure. Traitement si faible que je me suis cru autorisé à classer cette observation parmi les syphilis non traitées.
Peu traité aussi, le malade de GALLIOT qui prit, après « quelques ennuis génitaux », « plusieurs boîtes de pilules ».
A côté de ces malades qui ont pris des doses infimes de mercure, il y a ceux qui ont reçu une ou deux injections d’arsénobenzènes. Voici l’observation d’un malade vu par M. Mi- LIAN en 1910, qui reçoit à titre thérapeutique 0 gr. 555 de 606 intra-musculaire et un mois après 0 gr. 50 d’arsénobenzol intra-veineux et dont la guérison contrôlée en 1912 par une réactivation, se maintenait cliniquement en 1929, soit dix-neuf ans après l’infection.