‹ La guerre allemande et le catholicisme : (volume 2)Chapitre 6 sur 8 · REIMS · texte numérisé non relu

REIMS

La Cathédrale. Les décombres à l'intérieur.

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Et le Berliner Tagblatt, faisant écho cent ans après à ce sauvage appel, s'exprimait le 5 septembre 1914 dans les termes suivants : " Le groupe occidental de nos armées a déjà dépassé la seconde ligne des forts d arrêt.sauf Reims, dont la splendeur royale, qui remonte au temps des lys blancs, ne manquera pas de crouler en poussière, bientôt, sous les coups de nos obusiers. "

RLIMS. — Les dcbris de .-\,.A>..■^r,}„ L événement tant souhaité accompli, l'Allemagne tout entière pousse un nieme cri d'allégresse Lt le Lokal Anzeiger du h"^ janvier 1915 donne au sentiment unanime une expression lyrique: "Les cloches ne sonnent plus... dans la cathédrale aux deux tours. — Finie la bénédiction. — Nous avons fermé avec du plomb,... ô Reims ! ta maison d'idolâtrie... "

REIMS. — bgusc baint-Kcmi, bombaidee par les Allemands.

6. — A Reims, il n'est point d'ailleurs que la Cathédrale qui, sous les coups des Barbares, soit " morte au champ d honneur". Le vieux sanctuaire de Saint-Remi, d'une si rare élégance architecturale, a été victime des mêmes atteintes criminelles, ainsi que l'ancien archevêché, et le nouveau, ou réside actuellement, sous l'incessante menace des obus, S. E. le Cardinal Luçon.

REIMS — Lo Calh, d.ale l.'obus tl I

Or, voici qu'auprès du projectile qui vient d'accomplir son œuvre implacable, l'ange de pierre, demeure intact, symbolisant l'ame immortelle du monument, élève la muette protestation de sa prière. |l

ALBERT. Le clocher et la Statue de Noire-Doir.e de Brebieres.

8. — De même, à Albert, lieu de pèlerinage très fréquenté du Nord de la France, la célèbre statue dorée de la Vierge — chancelante mais point abattue — semble dénoncer au monde le sort que le militarisme prussien (qui dés le début de cette guerre poursuivait de ses sarcasmes -D. de Lourdes, la mettant au défi, par l'organe de ses journaux, "elle, a miraculeuse, de raccommoder tous les os que les Allemands casseraient ]e l'autre côté des Vosges " ) réserverait à nos pieuses coutumes, à nos croyances les plus sacrées, voire à nos dogmes les plus intangibles, s'il lui était donné de triompher.

SOISSON^. - Un.; ci;l!s-.- bombarde

L'Attcnlat contre NoIre-Daine de Pai

Ce gui reste de l'église d'HEBUTERNE

RIBECOURT

9. Sous le vain prétexte que l'autorité militaire pourrait utiliser les tours pour l'installation de pièces d'artillerie, les Allemands, en France comme en Belgique, ont bombarbé, mcendié, pillé les églises des campagnes. Parfois ils ont établi dans nos clochers leurs mitrailleuses, auxquelles ^°^ notre artillerie a dû riposter, ajoutant quelques nouvelles ruines aux ruines innombrables faites par les canons allemands. L'armée allemande est responsable des unes et des autres.

SOISSONS. — Intérieur de la Cathédrale, après une canonnade allemande

BARCY. — L'Église saccagée par les Allemands

SOUAIN. - L"Eglise démolie par les Allemand

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GERBEVILLER. — Le Tabernacle cambriole.

GERBEVILLER.

Le Saint Ciboire fusillé

Dans toutes les régions envahies de la France et de la Belgique, la plupart des églises ont été le théâtre d'innommables orgies. Les soldats allemands, après s'être livrés au pillage, s'y réunissent pour boire, y organisent des danses,... quand ils ne vont pomt jusqu à déposer leurs ordures sur ou devant l'autel.

Rien cependant ne révoltera davantage la conscience catholique universelle que 1 aspect de ces tabernacles fracturés, de ces ciboires troués par les balles, de ces calices dessertis, qui offrent, en maints endroits, le spectacle lamentable de leurs plaies béantes.

Communiqué par l'fHuitralion.

MAURUPT. - Mulilallon el profanation des vases sacrés.

Les Allemands, on le sait, ont agi en Pologne comme en France. Toujours et partout pareils à eux-mêmes, il y ont ravagé ou détruit plus de mille églises catholiques.

RAM5CAPELLE. — La Mise aa Tombeau échappée aux bombes allemandi

SEXLIS — Hopiial mitraillé par les Allemands. Le Crucifix el la Madone restés indemnes.

13.-- Au milieu de ces tristesses, la divine Providence a multiplié les signes visibles d'une intervention surnaturelle. Si, plus d'une fois, en tirant sur les hôpitaux ils ont tué des blessés, souvent leurs compatriotes, ainsi que des religieuses et des infirmières, à Senlis une main invisible a détourné du Crucifix l'insulte de leur mitraille.

REIMS. — Jeanne d'Arc survit devant la basilique agonisante.

A Termonde, Notre-Dame de Lourdes, restée intacte parmi les ruines, semble promettre sa protection à la

Belgique.

Et sur le parvis de Reims la statue de Jeanne d'Arc, patronne des Français, malgré les obus et 1 mcendie,

est toujours debout !

I^ILLON. I...- Tuf.. secoMiu p..r !.■. oKicers cl sold.iU

Un enterrement militaire sur le front.

L'Elévation.

Messes militaires célébrées dans la Forêt de l'Argonne-

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