‹ La guerre allemande et le catholicisme : (volume 3)Chapitre 5 sur 11 · VISE · texte numérisé non relu

VISE

L'Eglise incendiée.

Calhedrale d-YPRES Sacrilège et vandalisme.

En face de tels attentats, on ne peut pas ne pas se demander quel sens l'armée allemande et son chef attachent à la formule " Dieu est avec nous ", et si le " Vieux Dieu allemand " qu'ils invoquent n est point cette même divinité païenne qui, dans les forêts de la Germanie, inspirait à leurs ancêtres barbares la haine du Christ et de ses missionnaires.

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En France

La ville de Reims, berceau de la France chrétienne, et son incomparable cathédrale, qui, pour être une relique nationale, n'en appartenait pas moins en tant que monument artistique à l'humanité tout entière, devaient exciter tout spécialement l'ardeur anti-catholique de ce Kaiser qui révélait naguère ses véritables sentiments à 1 égard de l'Église lorsque, s'adressant à sa parente la Landgravine de Hesse, alors que celle-ci venait de se convertir, il écrivait : " Je

REIMS. — La Cathédrale, avant la guerre.

hais cette^ religion que tu as embrassée. Tu accèdes donc à cette superstition romaine dont je considère la destruction comme le but de ma vie.

Depuis le 1 9 septembre 1914, la superbe basilique qui rappelle le baptême du premier roi de France n'a cessé, en dépit d'une intervention du Souverain Pontife lui-même, de subir un bombardement prémédité et qui, d'après les aveux de l'ennemi, ne se justifie par aucune raison valable d'ordre militaire.

N'est-il point d'ailleurs superflu de chercher dans les nécessités de la guerre 1 excuse d'un crime qui réalise un vœu national et séculaire?..

REIMS. — La Cathédrale après le premier bombardement.

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REIMS. — La Cathédrale Les toils calcines Les voûtes lézardées.

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Et le Berliner Tagblatl, faisant écho cent ans après à ce sauvage appel, s'exprimait le 5 septembre 1914 dans les termes suivants : " Le groupe occidental de nos armées a déjà dépassé la seconde ligne des forts d currèt.sauf Reims, dont la splendeur royale, qui remonte au temps des lys blancs, ne manquera pas de crouler en poussière, bientôt, sous les coups de nos obusiers. "

REIMS. — La Cathédrale. Les Cloches eliondrttf-

REIMS. — Les débris de rArchc.ci,,

L'événement tant souhaité accompli, l'Allemagne tout entière pousse un même cri d allégresse. Et le Lokal Anzclger du I" janvier 1915 donne au sentiment unanime une expression lyrique : "Les cloches ne sonnent plus... dans la cathédrale aux deux tours. — Finie la bénédiction. — Nous avons fermé avec du plomb,... ô Reims ! ta maison d'idolâtrie... "

REIMS. — t-giisc iamt-Kcmi, bouibaïUee p<ir les AJemands.

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