‹ La guerre au Canada [microforme]Chapitre 7 sur 11 · AU, J · texte numérisé non relu

AU, J

SL j'avais. à conan ie discours de l'Hon. M. Chapleau, dont je viens de faire mention, je pourrais le prendre ligne: par ligne. jusqu'à la fin. en en. faisant, autant d'arguments: ad hominem en ‘faveur :des classes. ouvrières: dont. je me: suis établi lhumble défenseur. C'est! par. conséquent vous dire qu'il m’a plu. Jde prends ‘donc, en présence de cet. auditoire, le courageux réformateur. au: mot non: en: entreprenant, le long travail, conditionnel. dont jé viens::de parler, mais en me servant d’une seule de ses paroles, qui résume tout, «Je me rève,

nais lent.

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nous a-t-il dit, que ceci: Avant tout, soyons Canadiens !» Et moi, serais-je pris pour un antipode du Canada ?,« Si vis pacem, a-til continué ayec vérité et. éloquence, para: bellum.» Et moi, ai-je fait, autre-chose nuit et jour, sans cesse, jusqu'en ce moment ?

Avant:tout soyons Canadiens, dit tout.le monde au Canada. Ecoutez::cet homme au front tout'rayonnant, qui, en toutes Circonstances, après un copieux, dîner: surtout, ou dans une veillée: ordinaire, debout, et portant la main sur, sa poitrine, vous: dit, dans: une gorgée, de. vent : Soy.:.ons Ga.:.na...diens !

Je.s.suis.:,, ca..ima:.di,,len!:La:plupart du

temps; le lendemain, ‘où sont ces patriotes ?.…

Ce:mot magique, élrtrique, quand il est répété à tout bout de champ, en dehors des grandes solennités populaïres, perd tout son pouvoir fascinateur, et'est tout simplement profané comme létendard national qu’une certaine nouvelle industrie ambulante plante. sur le derrière de son digne tombereau ; car, plus souvent ilse prononce, moins on doit croire à l'efficacité de sa vertu.

Ce mot sacré, que: signifie-t-1l donc ? El signifie, très laconiquement, qu’un ‘enfant du Canada doit se souvenir de ses droits, de ses

besoins, de, ses. aspirations, et: être ferme à

les défendre par ses actes, par le sacrifice. Mais pour cela il ne faut pas.que nous nous trouvions , à Athènes, dans.-cette: grande cité, de l'antiquité ;où Diogène, parcourant,

un'jour,en plein midi, une lantérhe: à: la ‘main, !les rues de 'sa patrie, À ve rev d’un:ton bourru à ceux qui ui demandäient ce'qu Al cherchait: «Je Crerche un homme et je n’en trouve pas!» | n répétant ce mot: « Soyons Canadiens, »

mot quine lui appartient pas, C’est vrai, qui ‘n'appartient même plus à son /autéur, mais bien à tous Céux. qui onf''une âme pour se l’approprier, l’'Hon M.Chapléau lui a donné une'force nouvelle, ‘que’ tous, indépendamment de tout principe ‘politiqué, ont dù re ‘Marquer avec satisfaction. Voici cé que jai pris en riote! pendant qu il. parlait si Avant … fout soyons Canadiens’... Avatit tout*s6yons les hommes'de notre pays avant detre ceux “d’un parti: hp IE

Messieurs, belle ét grande est cetté vérité.

La'charge, en considérant tout de son regari oblique, peut 'bién s'évertuer ailleurs 4 sa manœtivre ordinairé; mais élle' n’ai/rien à faire là. Ce sont: des: paroles qui: doivent être dt rad admises et pratiquées. par tous.

Quel est lé pays plus fuiéstensetit divisé que la France, en fait dé partis politiques ? : Atos jamais: vu ici déux'advérsaires achàr- : nés'se servirune seule ‘fois du fer‘ou de la poudre ? Le’ spirituél ‘diréctéur dé’ «La Patrie» 'mons a”’parfaitement livré, dans son jovial ‘discours, au grand diner’ offert aux délégués français, la tactique de nos intré-

pid ble c'es qu'i nau pas, nad crie; qui voit Tou poit bay mas fact vée.

Ca toute homi notre Vo disais écrite canac SOUV cette Paul.

qui nm «Je si je.s miste popul

1h: da ondre aient jme

lens, »

qui mais jur se lonné idam dû re.

ié jai Avant

oyons

pides duellistes. Ils ne pourfendent :ensem ble que, le rosbif, et s'ils usent de poudre, c'est:de celle qu'ils consacrent aux canards

qu'ils, servent ensuite aux lecteurs des jour-

naux ; politiques. Mais les Français n’ont pas, malheureusement, cette philosophie. Canadienne,:..Malgré, ‘cela, quand. la France crie, : Aux armes! où vont les. mille partis quila tourmentaient, auparavant ?.. On n’en voit plus,.et.tous ne voient que lennemi, Tous s'unissent pour. former un rempart. de poitrines. à: l’'étendard: français. Et que la

bayonnette soit impuissante, alors, tous.en.

masse prennent l'outil créateur et manu-.

facturien, gt: la paie est de nouyeau.sauvée. #Q

Canadiens) de tous rangs, de tont âge, ebde,, toute condition, «soyons, avant tout, ;les

hommes.de notre pays, avant d'être ceux de notre parti. »

Voici, à Propos de: politique. ce. que je.

disais à mon, sujet, dans une, brochure, ,

écrite encore pour la; défense, d'un intérêt

canadien, qui: attend toujours justice du.

gouvernement fédéral : «Pour moi, dans

cette honorable démarche, je ne suis ni pour: Ç Paul ni pour Céphas, mais pour la. ser Li

qui m'occupe, pour la science.

«Je serais d’ailleurs fort en peine de savoir si je suis: moi-même conservateur.ou réfor.

miste,,car:mon| travail .de, l'enseignemen | populanre, SMIanre alu et ingrat, m a sans

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cessé empôché de m'occuper de cette question ; et'si parfois J'ai jeté les yeux sur les journaux aux prises sur une question politique où sur la discussion d’un fait politique, je dois avouer ‘très humblement que je n’y ai jamais rien pu comprendre. La consécration dé ma ‘vie vous est bien connue :'instruire lës classes manufacturières pour for:

tifier ént toutes maniéres le pays én cher:' chart à intérésser ses chefs à cette œuvre de:

bienfaisance et de civilisation moderne, et exalter et défendre tout progrès canadien

relevant des ärts ét dés sciences, voilà ce :

que je n’ài cessé de faire depuis douze ans que je suis àu milieu de vous avec cette devise prise dans le livre divin : « Faites aux autres éé que vous voudriez qu'il vous fût fait à vous-mêmes.» Sila politique peut'avoir quélque! chose de commun: avec: ma manière de voir et de faire, je suis, sans le savoir, de cette politiqué-là. Autrement. dit :

Arrière, la politique, dans une question pu:

rénit de science ét de mérite !»

reêu, Men! suisijé, moi, homme:du partiou Eh SION. 01 S |

du pays ?

examen, je reconnaitrai pour Sans qütre

‘lui de ceux qui prernidrônt

vrai bon parti ce. : ‘‘\ des classés ‘ouvrières, ! à cœur l’instructto..

parce que, partout; ça” ce sera Sans cesse lé plu.

d'existence des peuples, le L

parce que c'est le plus naturel,

toujours été, c’est et S puissant: moyen nlüs impérieux,

‘le plus ra-

(io mi, tou:

cén arm met

nom l’hon vous de r tout f adm cepenñ fortur où po n'aura

idée, mort école n'y st quents pour 1: m'ont ché, sa sepi an je n'ai nn jJug naire !

tionnel. C'est pour tous'que je crie à l'ennemi, et non pas pour un parti; je fais appel à tous les pionniers de l'amou. “ational d’une généreuse bonne volonté, et a cette grande armée des'ouvriérs devant laquelle se soû.mettent: tous lès éléments de l'univers,

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