‹ La Guerre au jour le jourChapitre 338 sur 360 · V MAI · texte numérisé non relu

V MAI

Sur le front. — La situation militaire reste sans changement : les communiqués ne signalent que des actions d'artillerie et des coups de main.

En Palestine. — L'armée Allenby reprend ses opérations à l'est du Jourdain.

En Crimée. — Les Allemands occupent Sébas' topol. Le prétexte invoqué pour cette expédition est la nécessité de mettre hors d'état de nuire certains éléments de la flotte russe de (/a mer Noire qui paraissent agir d'une manière absolument indépendante, ne reconnaître aucun gouvernement et qui inquiètent ainsi les forces navales des empires centraux.

En Ukraine. — Malgré le traité qui a proclamé solennellement l'indépendance de la République, le maréchal von Eichorn procède à un coup de force contre la Rada et le gouvernement, auxquels il substitue un pouvoir composé de ses créatures et appuyé par ses tribunaux militaires.

maintenant la pauvre ville ruinée d'Ypres qui paraît concentrer sur elle toutes les convoitises de Ludendoriï. Et le tour n'est probablement pas fini, parce que si ie commandement ennemi n'arrive pas à se déverse- dans la plaine de Flandre, il devra enco.e se retourner d'un autre côté.

Tout renoncement qui ne serait pas purement local lui est interdit, sous peine de provoquer en Allemagne un périlleux renversement d'opinion. Déjà, les populations germaniques, ■ — - c'est la Gazette de Voss qui nous le dit — trouvent que Jos choses ne vont guère vite et que sont

Villers-Bretonneux. — Au sud du village, entre le monument commémoratif de 1870 et Hangard-en- Santerre, un court mais vif combat permet aux troupes franco-britanniques d'améliorer leurs positions.

Sur l'Avre. — Attaque et erilèvement de la cote 82 dont la croupe, entre Hailles et le bois Sénécat, vient s'étaler du sud-ouest au nord-est jusqu'au-dessus du village de Castel. Une centaine de prisonniers allemands restent entre nos mains.

AbbeviUe. — Le conseil de guerre interallié, réuni depuis hier, sous la présidence de M. Clemenceau, examine toutes les questions militaires du moment. M. Orlando, président du Conseil des ministres italien, accepte officiellement au nom de son pays, de placer les divisions italiennes arrivées en France sous le commandement du général Foch qui devient ainsi le généralissime de toutes les armées alliées en France.

payés trop cher des succès incomplets.

Que serait-ce si, devant les obstacles qui s'accumulent en face d'elles, les armées sur lesquelles reposent les derniers espoirs d'hégémonie mondiale étaient obligées de s'arrêter? On les poussera donc de l'avant, peu importe dans quelle direction, jusqu'à ce qu'elles tombent épuisées, et conséquemment, le devoir primordial des alliés est de leur barrer le chemin, de le leur barrer à tout prix. Ils viennent de montrer, une fois de plus, qu'ils en étaient capables.

Cette journée héroïque de lundi, sera marquée par nous d'un caillou blanc.

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