COTES
Sevoitopolf
Petropavlosk,
KniaiPojanky,
Pierre-le-Grand.
\ Duc-<rÉdimbottrg[Amiral»Laxarelf, \ General-Amiral. (Amiral-Greig^
^ \ Amiral'Tehitehagof, r Amiral-Spiridof,
» Minin,
Pervenetz,
Ne-trott-me-fia,
Kreml.
POPOWEA.
Novgorod, Vice-Amiral'Popolf.
( Tcharedeika, i Rousalka,
allemande. — Le 21 avril 1873, M. de Bismarck pré-
sentait au Reichstag un mémoire relatif à Torganisation de la marine allemande; il défînissait ainsi le rôle auquel elle était appelée : « Notre flotte n'est pas destinée à l'attaque des grands « États européens, mais elle doit pouvoir porter nos armes M partout où nous avons à protéger des intérêts moins considé- « râbles et où il nous serait impossible de faire arriver par un « autre moyen nos troupes de terre, qui sont la vraie force du i< pays... » Malgré ce rôle un peu secondaire, le programme de la flotte était établi de manière à répondre à des exigences multiples, à pouvoir, au besoin, protéger les côtes ou faire une diversion contre une escadre ennemie. Ce programme, qui ne comportait en 1867 que seize vaisseaux ou navires cuirassés, indique actuellement vingt-trois navires de combat : huit frégates destinées à la mer du Nord, six corvettes pour la Baltique, sept monitors ou garde-cùles (trois pour la Jahde, deux pour le Weser, deux pour l'Elbe), enfin deux batteries flottantes pour la Jahde. Les travaux de ces navires sont poussés très-activement, et les chantiers anglais remédient à l'insuffisance actuelle des moyens d'action des ports allemands : quatre frégates ont été successivement mises à flot depuis 1873, et la situation actuelle est la suivante :
CUIRAKÉS D*BSCÂDRE.
CCfRASSÉ DB fTATIOll.
gauob-cAtbs et battbbjss.
ProframnedelSia
A flot
Kron-Prinz^ Prim-Friedrieh-Karl , ( Grosier-KurfUrti, l Friednck-^r'Groite, i DeuUehiand, i Kaittr.
Hanta,
Armimut, Print'Adalbert.
Ces navires s«:»nt tous neufs, sauf le Kron-Prinz^ le Prmz- Friedrieh-Karl et les deux eanie-c-I-tes. La mise en chantier de deux nouveaux navires cuirassés est annoncée p«3ur 1876.
■aiiae aotrichieiiiie. — Uinsuf&sance des ressources budgétaires a forcé la marine autrichienne à restreindre ses travaux dans les plus strictes limites. Jusqu'à 1875, aucun navire neuf n'a été mis en chantier; on a terminé ceux qui étaient en construction, le Custozza, VErzherzog-Albrecht; on a entrepris la refonte, ou, pour parler plus exactement, la reconstruction, en conservant le nom, les machines, une partie des plaques de cuirasse, des trois premiers cuirassés de cette flotte, le Kaiser- Max^ le Prinz-Eugen et le DofirJuan-d Austria ; enfin, la Chambre ayant voté pour cette année un premier crédit applicable à la construction d'un nouveau cuirassé, on met actuellement en chantier à Trieste le Tegethoff, navire à réduit, d'un déplacement modéré, dont les dimensions et l'importance sont limitées par la somme dont on peut disposer, et surtout par l'opinion admise en Autriche que l'une des premières qualités à réclamer des navires de combat c'est la maniabilité, et que cette qualité est incompatible avec les déplacements colossaux de la plupart des nouveaux navires. La tlotte de combat autrichienne se compose des cuirassés suivants, pouvant former actuellement une escadre de huit navires seulement.
dont deux pourraient résister aux canons de 8 pouces ou de 19 centimètres, mais rachetant rinfériorité numérique par l'homogénéité et surtout par la valeur et Tinstruction de leur personnel :
A flot.
En chantier.
CmiASSÉS D*BSCAD1E.
Kaiser,
Liuay
Erihertog-AlbredU^
CuitotM,
Ferdinand'Max.
Hahilmrg,
Tegeikofr, DofhJuan'^Austria , Kaiier'Max, Prinx-Eugen,
CUI148SiS DB STATIOR.
( Salamandre, ( Drache,
Marine italienne. — Après avoir terminé les deux frégates Principe-Amedeo et PaUstro^ qui étaient encore en chantier en 1873, la marine italienne est entrée immédiatement dans la voie de la construction des immenses navires cuirassés ; ce ne sont pas, probablement, des navires d'escadre qu'on se propose d'obtenir ainsi, car il sera bien difficile dans un combat de manœuvrer de pareilles masses au milieu de difficultés de tout genre qu'elles rencontreraient autour d'elles, mais on préférait la qualité au nombre. La marine italienne parait avoir cherché surtout à se procurer des navires qui puissent opérer, même à grande distance de ses côtes, sur n'importe quel point de la Méditerranée, une attaque des établissements maritimes d'un ennemi : c'est de la défensive ofiensive. Les onze navires qui forment la Qotte italienne sont de bons navires de mer, et si leur cuirassement de 150 millimètres (les deux derniers seuls sont
protégés à 220 millimètres) n*est pas à la hauteur des exigences actuelles, leur puissance offensive est assurée par un excellent armement en pièces de Woolwich de 22, de 25 et même de 28 centimètres. Ces onze navires sont les suivants :