LA PRISE DE GORIZIA — LES VICTOIRES ITALIENNES
Après avoir contenu victorieusement, en mai et en juin 1916, les attaques sensationnelles de Tarmée autrichienne, essayant de déboucher du Trentin, Tarmée italienne avait pris elle-même l'offensive, au commencement de juillet, et progressait sensiblement dans la vallée de TAstico et celle del'Adige, vers le Trentin.
Au commencement d'août, elle activait surtout ses opérations, sur le théâtre de Trieste, dans le bas Isonzo, près de Monfalcone. Mais ce n'était qu'une feinte. I^es vraies intentions du haut commanlement itahen étaient de s'emparer, plus au Nord, -ur risonzo, dp l'importante cité de Gorizia.
Aux abords d^ cette ville, la position des Autrichiens ne laissait pas que d'être encore tr^s forte. Is tenaient, sur la rive droite çle l'Igon^Q, le mont
Sabotino, dont les batteries, croisant leurs feux avec celles du mont San-Michele de la rive gauche, empêchaient tout passage du fleuve vers Gorizia.
Le 6 août, dès le matin, l'artillerie itahenne ouvre un feux des plus violents sur toutes les positions autrichiennes, qui sont bouleversées depuis le mont Sabotino, jusqu'à Monfalcone. Bientôt, arrive le tour de l'infanterie italienne. Elle sort brusquement de ses tranchées et se lance à l'assaut vaillamment, « impétueusement », depuis le mont Sabotino jusqu'au San-Michele, bien au nord de Monfalcone.
Les hauteurs de San-Michele sont brillamment enlevées. Nos alliés y ramassent une quantité considérable de prisonniers, dans lesquels la proportion des officiers est très grande. Au nord de Tattaque, les tranchées du mont Sabotino sont également énergiquement enlevées. Au centre, le succès des Italiens est plus lent à se déclarer; la résistance des Autrichiens est acharnée et se prolonge même sur certaines positions de la rive droite. Néanmoins, dans la soirée, Tlsonzo est abordé par nos alliés sur plusieurs points et la tête de pont de Gorizia est conquise.
La journée du lendemain 7 est employée à nettoyer la rive droite, qui le soir est tout entière aux mains des Italiens. Le nombre total des prisonniers est de 8000, auxquels il faut joindre 11 canons et un très grand butin.
Le 8 août, après avoir fait tomber les dernières résistances, les Italiens franchissent Tlsonzo à gué et sur des ponts rapidement jetés, pendant que l'armée autrichienne se dépêche d'évacuer Gorizia. Le 9,