‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 3)Chapitre 22 sur 303 · CONTADES CAMPE AUX ENVIRONS DE MINDEN · texte numérisé non relu

CONTADES CAMPE AUX ENVIRONS DE MINDEN

nand dans la direction de Nienburg. « Il fait sagement, mande-t-il au maréchal (1), car s’il avait tardé davantage, je vous aurais proposé d'aller insulter Nienburg qui est insultable.. la prise de Minden aura toujours fait l'effet d'accélérer le passage du Weser au prince Ferdinand. » L'avis transmis par son lieutenant fit renoncer Contades à la course sur Osnabrück par Ramsel et Melle pour laquelle il avait fait réparer les chemins par des corvées de paysans. «Je vais porter l’armée sur Minden, écrit-il à Belleisle, et me mettre à cheval sur le Weser. » Il espère s’y établir le 15 juillet avec le gros sur la rive gauche et le corps de Broglie sur la rive droite. En effet, à la date indiquée, le quartier général est à Minden, l’armée campée sur deux lignes, la droite à la forteresse, la gauche près de la montagne; pour faciliter les communications entre les deux rives, au pont de pierre de la ville on ajoute un second pont de bateaux.

Pendant que les Français s'installaient à Minden, Ferdinand qui avait abandonné toute intention de passer sur la rive droite du fleuve, se rapprochaïit rapidement; le 14 il est à Stolzenau sur la rive gauche et y jette trois ponts sur le fleuve. Puis, informé qu'une partie de l’armée française s'était avancée jusqu’à Petershagen, petite ville au nord de Minden, et croyant le corps de Broglie (2) occupé au siège d'Hameln, il adopte, sur la suggestion de Westphalen (3), l’idée de profiter de la division de l’armée de Contades en deux tronçons, pour frapper un coup décisif, Dans ce but (4), il s:gne Oberstadt dans la nuit du 15 au 16, et

(1) Broglie à Contades. Minden, 12 juillet 1759. Archives de la Guerre, 3518,

(2) Sackville à Holdernesse. Oberstadt, 19 juillet 1759. Newcastle Papers, vol. 32893.

(3) Westphalen à Ferdinand. Stolzenau, 15 juillet 1759. Westphalen, Ill, p. 370.

(4) Ferdinand à Holdernesse. Petershagen, 21 juillet 1759. Newcastle Papers, vol. 32893.

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à minuit se remet en route « avec tous les piquets de l’armée qui suivit elle-même le 17 avec le jour ». Les Français avaient éventé la mèche; ils déclinèrent le combat en resserrant leurs lignes de manière à placer le marais de Minden entre eux et l’ennemi. « Plus j'examin:, rapporte Contades (1), la position de l’armée dans ce camp où Je pense qu’elle est inattaquable, et plüs je pense que M. le : prince Ferdinand espérait que les démonstrations d’at- L. taquer qu’il fit hier m'engageraient à marcher à lui, et qu’il pourrait m'attaquer avec avantage avant que l’armée fût formée. J'ai fait repasser le Weser aujourd’hui à la réserve de M. de Broglie qui appuie sa gauche au Weser; je compte dans cette position, si M. le prince Ferdinand ne fait pas de mouvements qui m'obligent d'en changer, laisser faire à M. d’Armentières les sièges de Munster et de Lippstadt, faire les préparatifs pour celui d’Hameln, et pendant ce temps faire travailler à l'établissement des fours commencés ici, et y faire apporter des farines. »

A partir du 17 juillet jusqu’à la fin du mois, les deux partis restèrent immobiles s’observant l’un l’autre. « Je ne puis pas passer le Weser avec l'armée, écrit Contades (2), tant que M. le prince Ferdinand sera de ce côté-ci; j’espère que je serai instruit du moment où il le passera pour le passer tout de suite. » On pouvait attendre sans grand inconvénient, car l’abondance régnait dans le camp français : « Les paysans nous apportent, mande Cornillon (3), toutes sortes de légumes, des œufs, des poulets et des pigeons. Je fais faire tous les jours dans cette ville 20 pièces de bière à 6 livres la pièce qu’on délivre à chaque régiment sur le billet que je donne; par ce moyen Le elle ne revient pas à un sol le pot au soldat. » Cependant, L.

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