FIN DE LA CAMPAGNE DE 1759 EN ALLEMAGNE
RETRAITE DE CONTADES. — ABANDON DE CASSEL. — MISSION A L'ARMÉE DU MARÉCHAL D'ESTRÉES. — LONG SÉJOUR DES ARMÉES RIVALES SUR LA LAIIN. — NOMINATION DE BRO- GLIE AU COMMANDEMENT EN CHEF, — CAPITULATION DE MUNSTER. — MOUVEMENT OFFENSIF DE BROGLIE. — QUAR- TIERS D'HIVER.
La situation de l’armée francaise au début de la retraite qui suivit la défaite de Minden, ne laissait pas d'être critique. Isolée sur la rive droite du Weser, coupée de sa base de ravitaillement, sans magasins, réduite bientôt aux ressources que fournirait le pays traversé, trainant avec elle un parc d'artillerie et une quantité de voitures dont la marche serait retardée par les mauvais chemins, fort ébranlée dans son moral, sans confiance dans ses chefs, comment accomplirait-elle les longues et difficiles étapes qui la séparaient de Cassel? Avant d'atteindre cette ville, ne serait-elle pas devancée par le prince Ferdinand ou tout au moins par le prince de Brunswick? Quel parti prendre si, en arrivant en Hesse, on trouvait la route barrée par un ennemi victorieux? Fort heureusement pour Contades et ses soldats, ces éventualités, qui semblaient si dangereusement probables, ne se produisirent pas. Grâce à la rapidité du mouvement, à la bonne attitude de l’armée, qui parait s'être ressaisie, grâce surtout à la nonchalance de
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