RAPPEL D'ESTRÉES ET DE CONTADES
réchal Apraxin à propos desquels les cours alliées étaient intervenues, le Roi n'eût pas cédé « si M. de Contades comme un très honnête homme et un zélé serviteur du Roy n'était venû de luy-même au-devant par des lettres particulières qu'il a écrites à M"° de Pompadour et à mov, où il offre et demande mème de quitter le commandement de l'armée, ne désirant autre chose que de conserver l'estime et les bontés du Roy. »
Afin de sauver les apparences et de ménager l’amourpropre de Contades et des lieutenants généraux plus anciens que Brog'ie, ce dernier était appelé à Paris pour recevoir ses instructions et ne rejoindrait son poste que vers la fin d'octobre « qui est à peu près le temps où l’on songe sérieusement aux quartiers d'hyver. » Belleisle s'occupe ensuite d'Estrées : « Quant à ce qui vous regarde, Monsieur le Maréchal, votre situation est fort différente de celle de M. de Contades, vous n'avez eu qu'une commission momentanée avec pleine liberté d'abréger ou de prolonger votre séjour suivant que vous le jugeriez le plus utile; votre zèle vous a porté à le prolonger jusqu’à la fin de la campagne ; ainsi ilsera tout naturel que vous reveniez en mème temps que le maréchal de Contades après avoir concerté le plan général des quartiers d'hyver, où vous ne pouvez estre que très utile en ce que vous êtes bien plus en état d'en imposer à M. le duc de Broglie que M. de Contades et que tout autre... »
A la suite de cette décision, Broglie se rendit à Paris, et les deux maréchaux restèrent au quartier général. Le mois d'octobre se passa sans incidents importants, les deux armées séparées par la Lahn et détachant des troupes l’une et l’autre au secours d’Imhoff et d'Armentières. Alors que Broglie, quand il se trouvait sur les lieux, avait soutenu le démantèlement de Giessen, depuis son arrivée en France il était d'accord avec la cour pour le maintien des
fortifications. Au ministre qui insiste dans ce sens, Conta- GUERRE DE SEPT ANS. — T, Il. 7
oh dé = =
a asast
em
on tr tn 6 mé time + ge eg
ne, me one,
des répond (1) non sans ironie : « Sur la proposition de M. de Broglie, nous vous avons proposé, M. le maréchal d'Estrées et moi, d'évacuer et démolir Giessen. Il pense aujourd'hui qu’il faut conserver la place. Qu'il vienne donc ici le plus tôt possible. » D'Estrées a hâte de partir (2) : « Vraisemblablement M. de Broglie sera ici avant le 1°, je n'y auroi plus affaire, étant très déterminé à n'avoir d'autre avis que le sien. »
Enfin, le 2 novembre tard dans la journée, le nouveau général en chef arriva au quartier général de Klein Lines; l'entretien entre son prédécesseur et lui ne se prolongea pas longtemps, car Contades était déjà en route ie lendemain à six heures du matin. Son départ avait été précédé par ceux du maréchal d'Estrées, des ducs de Brissac, Chevreuse et Fitzjames, du prince de Beauffremont, du marquis de Sourches, du chevalier de Nicolaï, et des comtes de Noaiïlles et d’Anlezy, tous lieutenant: généraux plus anciens de grade que Broglie. A l'état-major, Montcynard, maréchal des logis général, Cornillon, major général de l'infanterie, Fumel, major général de la cavalerie, furent remplacés dans leurs fonctions respectives par le comte de Broglie, l'ancien ambassadeur, Belzunce et Lameth. D'après un témoin impartial, le prince Ferdinand (3), Broglie aurait été bien accueilli par la troupe. «Le soldat ennemi parait fort content du nouveau général; il n’en est pas de même des officiers et surtout des généraux. »
Si l’on peut s'en rapporter aux états mensuels dont nous avons vu contester l'exactitude par Contades et Estrées, l’armée française campée sous Giessen, sans compter par conséquent les garnisons de la Wetteravie et des bords du Mein, donnait comme effectif présent sous les armes un peu
(1) Contades à Belleisle, Klein Lines, 19 octobre 1759. Archives Guerre, 3524.
(2) Estrées à Belleisle, Klein Lines, 19 octobre 1789. Archives Guerre, 3524.
(3) Ferdinand à Holdernesse, Kroffdorf, 8 novembre 1759, Military Expeditions. Record Office.
»n de “échal pense » donc » (2) :
CE avoir
uveau Lines; rolonute ie té prérissac, nt, du s COM x plus ynard, ral de furent mte de h. D'a- Broglie nnemi pas de
t nous strées, er par ds du un peu
re, 3024.
re, 3524.
y Expe-