‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 3)Chapitre 75 sur 303 · TRE · texte numérisé non relu

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ou ne prévit pas d'abord une action sérieuse : « On désigna, écrit Tettau, les endroits où nous devions prendre notre camp, ne croyant pas que l’ennemi s’approcherait trop pour en venir aux mains aujourd'hui. La chaleur était excessive, et déjà on fit couper le blé sous nos pieds, pour en donner à nos chevaux, et pour faire un vide à Ldresser nos tentes. » Mais Fermor n'avait pas été trompé

par la tranquillité de la matinée; il avait placé ses batte-

ries sur et à côté de la grande route, de manière à prendre

l’assaillant de front et en écharpe au débouché des bois

qui frangeaient la base de la position russe. Cependant

une circonstance favorisait l'attaque : à partir d'Eichmühle

et devant le centre de Paltzis, le ruisseau fait un coude

vers le sud jusqu'au confluent du petit cours d’eau de

Kay, pour gagner ensuite sa direction primitive. Le renfle-

ment de la rive droite qui épouse les sinuosités du vallon,

constitue ainsi un promontoire de forme triangulaire, dont

le sommet touche au pont de la grande route à Gross-

mühle, et l’un des côtés longe un marais à peu près infranchissable. Ce promontoire avait été laissé en dehors des

lignes russes, et quoique balayé par leur canon, offrait,

grâce aux bouquets de bois dont il était semé, des faci-

lités au déploiement des colonnes prussiennes. Pour pa-

rer à cet inconvénient, le général Volkonsky vint occuper la partie saillante jusqu’à la lisière du bois avec « le premier : régiment de grenadiers, celui de Sibérie, un bataillon de Perm, et le régiment d'Uglitz. » Ce furent ces unités qui recurent le premier choc et éprouvèrent les plus grandes pertes; aussi emprunterons-nous quelques détails de la bataille au récit très mouvementé du major von Tettau, qui servait au régiment de Sibérie.

L'attaque du général prussien se ressentit du défaut de reconnaissance ; elle se fit successivement, sans ensemble, et avec un décousu qui ne fait pas honneur au tacticien responsable. Manteuffel qui avec l'avant-garde devait don-

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