‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 3)Chapitre 86 sur 303 · DISPOSITIONS DE L'ARMÉE AUSTRO-RUSSE · texte numérisé non relu

DISPOSITIONS DE L'ARMÉE AUSTRO-RUSSE

tifs, diminués par les marches et par les pertes de l'affaire du 23 juillet, ne devaient pas dépasser 37 à 38.000 fantassins et #.500 cavaliers; si à ces chiffres on ajoute 6.000 irréguliers tant hussar ls que cosaques, on peut estimer à k8.000 le total des troupes moscovites. L'artillerie n'avait guère été modifiée depuis la jonction de Mordvinow et devait se monter à 253 pièces de gros calibre. En résumé, Soltikoff et Laudon pouvaient opposer aux 40.000 réguliers prussiens et à leurs 250 pièces, 63.000 combattants (1), tant réguliers qu'irréguliers, et 300 canons. Ces forces imposantes étaient distribuées de la manière suivante : Pour assurer les communications avec la rive gauche de l’Oder où le bagage de l'armée avait été déposé sous la garde de 3 bataillons, on avait établi en outre des deux ponts de Francfort, au bas du Judenberg et dans le voisinage de Schwetig, trois autres ponts défendus par des redans dont la garnison se composait de 3 régiments de Croates. Le long des retranchements qui couvraient le terrain depuis le fleuve jusqu'au Falkensteinberg, était rangée sur deux lignes la division Fermor forte de 18 bataillons; derrière elle le gros de l'infanterie autrichienne; les Russes faisaient face à la forèt (Franklurter Forst) et les Autrichiens à la ville de Francfort. Presque toutes ces troupes occupaient la partie du massif appelé Judenberg, probablement à cause de la proximit” du cimetière des juifs, situé au bas de la colline; les con: >agnies de grenadiers du corps de Laudon étaient à l'abri lans le Laudons Grund. Lu Falkensteinberg jusqu’au delà de Kunersdorf, les courtines et le bastion naturel que formait la butte du Grosser Spitzherg étaient gardés par 33 bataillons en deux lignes

bataillon était sur les hauteurs et l’autre à la garde des bagages; son chiffre de bataillons contesté par Laubert semble exact.

(1) Riedesel et la relation officielle russe donnent pour les Russes, le chitffre de 39.411 et pour les Autrichiens 14.937. Soltikoff, dans sa dépêche, parle de son armée, comme à peine forte de 60.000 hommes,

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sous les ordres des généraux Villebois et Rumjanzew, la division du premier à droite, celle du second à gauche du monticule. Enfin sur le Mühlberg, qui constituait la gauche de la position russe, était posté le corps de réserve commandé par le prince Galitzin, et composé de 14 bataillons; le régiment de grenadiers qui défendait le point extrême du camp retranché, était tourné vers le Hühner Fliess et les hauteurs de Trettin; les quatre autres régiments, toujours en deux lignes, faisaient face à l’est comme leurs camarades. La moitié de la cavalerie russe était à la droite de Fermor, entre les collines et le fleuve; l’autre moitié, ainsi que la cavalerie autrichienne, se tenaient au pied du massif, entre le Rothes Vorwerk et le Grosse Elsbusch. Le commandant de l'artillerie moscovite avait su tirer parti du beau matériel dont il disposait : le Judenberg était garni de cinq batteries dont les plus importantes découvraient la région des lacs de Kunersdorf, dont les autres étaient orientées de manière à voir les débouchés de la forêt de Francfort. Sur le Spitzberg était établie une batterie puissante qui en balayait les approches des deux côtés; au Mühlberg quatre groupes d'artillerie plus légère dirigeaient leur tir sur les collines voisines. Le long des courtines qui reliaient les principaux ouvrages, on avait ménagé des barquettes pour faciliter le feu de mousqueterie; de place en place des ouvertures, masquées par de petits redans, permettaient au défenseur de faire des sorties. En résumé, toutes les précautions avaient été prises contre l'attaque de front à laquelle s’attndaient les alliés, et la journée du 11 août fur employée dans le camp russe à achever les terrassements et à élever, en avant des fortifications, des barricades pour lesquelles on avait utilisé les arbres de la forêt; enfin dans la crainte que les maisons de Kunersdorf laissées en dehors de l'enceinte ne servissent d’abri pour l’assaillant, on avait incendié le village, dont il ne resta debout que l’église.

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