‹ La guerre de Sept ans [microforme] (volume 4)Chapitre 271 sur 361 · IMPORTANCE DE LA BATAILLE DE BERGEN · texte numérisé non relu

IMPORTANCE DE LA BATAILLE DE BERGEN

vec les celle des Français fut égale sinon supérieure. Le maréchal ce qui de Contades (1) donne le chiffre de 3.400 et le conmisiraient saire des guerres Dumouriez parle de 2.000 blessés dans | rs Ber- les hôpitaux de Francfort, dont quelques-uns appartenant canon- à l’armée confédérée. Dans celle de Broglie, Les batail- )pinià- lons qui avaient contribué à la défense de Bergen supmenca portèrent à eux seuls tout le poids de l'affaire; ils y lais- Ed sèrent presque le quart de leur effectif. La cavalerie n'eut deken que 13 officiers et soldats hors de combat; dans le corps saxon, le seul officier frappé fut le lieutenant général ie prit Dyhern qui mourut de ses blessures. Cinq canons restèrent | en im- au pouvoir du vainqueur.

rise du é Au surplus, la victoire de Bergen, médiocre comme iplète- résultats si l'on n'envisage que ceux de l'engagement, d'une eut pour effet de mettre fin à l’entreprise du prince Feron fl dinand. « L'événencent est bien important, écrit Soubise 68 des de Versailles (2), un succès différent entraînant la perte ement de l'Empire et nous faisant honteusement repasser le itaient Rhin. » Grâce à sa prévoyance et à la rapidité de sa conrec de centration, Broglie avait conjuré le péril, et c’est avec | ssible, une satisfaction légitime que le rédacteur du rapport | oment français pouvait dire : « Lorsqu'on se rappellera qu'on e vers n'a pu avoir de nouvelles certaines de la marche des le at- ennemis que le 11 au soir, que l’armée était séparée de ite et plus de 80 quartiers, qu’elle à été rassemblée et a gagné la bataille en 36 heures, que tous les magasins ont été nt en conservés et qu'il a été pourvu aux garnisons et à la 'utge- sûreté des villes de Hanau, de Giessen et de Mayence, on régi- trouvera qu'il n'y a point eu de temps perdu et qu'il s em- fallait que toutes les précautions fussent bien prises d’aessÉs, vance. »

date Si le choix du champ de bataille, si les dispositions JO par e Fer-

pris;

sur le terrain pour la défense font honneur au général français, il: faut avouer que pendant Le combat il pécha par timidité ou excès de prudence, Ferdinand au contraire commit des fautes d'ordre opposé; la hâte et le décousu de son attaque le condamnaient à une défaite pour peu qu'il rencontrât une résistance sérieuse. IL se trompa sur les forces de son adversaire, ne fit pas précéder l'assaut de l'infanterie d’une action suffisante de l'artillerie, crut même qu'elle n'était pas indispensable, et exposa en conséquence son armée à un échec qui auait pu tourner en désasire. Sur les 21 pièces de gros ‘anon que Ferdinand avait emmenées de Cassel, il n’en utilisa que 11, et encore la plupart ne commencèrent à tirer qu’à 6 heures du soir; par contre, il eut beaucoup à souffrir des baïteries supérieures des Français, urtout de celles qui, établies sur la lisière du bois de Wilbel, enfilaient ses lignes. La leçon ne fut pas perdue; elle fut d’ailleurs soulignée par le roi de Prusse, qui dans sa correspondance avec Ferdinand n'hésite pas à attribuer l'insuccès au manque d'artillerie. Dès le lendemain de la bataille, le prince porta ses efforts sur l’augmentation et la réorganisation de cette arme, avec des résultats que nous aurons l’occasion de constater dans le cours de la campagne.

Dans le camp français on sut gré au général de sa victoire. « M. le duc de Broglie, écrit Dumouriez (1), fait donner une gratification en vin et en viande à ses troupes; elles l'ont bien méritée. Il en a toute la confiance et la plus naïvement exprimée. » À Versailles, dans le cercle intime du Roi, on ne partagea pas l'enthousiasme du soldat. «M. le duc de Broglie, mande Soubise (2), n'obtien-

(1) Dumouriez à Fumeron. Francfort, 14 avril 1759. Archives de la Guerre, 3514. Le futur ministre et général de la république était alors commissaire des guerres à l'armée de Broglie.

(2) Soubise à Castries, 29 avril 1759. Archives de la Guerre.

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