CONTADES ABANDONNE LA VILLE DE MINDEN
nard, tous les autres furent pour repasser le Weser, et M. le maréchal l’ordonna. »
Malheureusement, des instructions avaient été transmises pour l'itinéraire par la rive gauche du Weser; les gros équipages avaient déjà franchi la gorge de Backuisen. De là des contre-ordres qui ne furent que pertiellement exécutés. « On fut, écrit Monteynard (1), depuis 10 heures du matin jusqu’au lendemain 2 août à la pointe du jour, pour passer le Weser; toute cette partie-là était si inconnue que l’armée resta amoncelée toute la journée du lendemain et qu'il fallut ce temps-là pour la mettre en ordre de marche. » Aussitôt la rivière traversée, les vonts furent brûlés et à trois heures du matin on s’ébranla dans la direction de Buckeburg sur la rive droite du West», l’avant-garde aux ordres de Saint-Germain, l’arri’re-garde sous Nicolaï et Broglie. À Minden, on laissa un détichement de 300 hommes chargé de remettre au prince Fe’dinan | la ville et les nombreux malades et blessés qu’on dut ahan donner à ses bons soins. L’ennemi ne fit aucun effort pour inquiéter la retraite; il prit possession de Minden, le 2 acût, à la suite d'un arrangement en vertu duquel la petite garnison se rendit prisonnière, recueillit les transfiges qu', par bandes de 50 et 80 hommes, désertaient leurs drapeaux, ct chanta le Te Deum traditionnel. Ce ne fut que le 3 août que Ferdinanu envoya le général Urff avec les grenadiers de l'armée et la cavalerie hessnisz pour appuyer les troupes légères de Luckner qui s'étaient déjà attachées aux pas des Francais. Le # août, le prince héréditaire, avec sa division renforcée de quelque cavalerie, fut dirigé sur Rinteln pendant que le gros des confédérés gagnait le village de Coefeld. En arrivant à l'étape, Ferdinand eut la satisfaction d'apprendre que le partisan Freytag avait capturé les gros bagages de l’armée fran-
(1) Bulletin de l'armée. Archives de la Guerre. Allemagne, 3520.
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caise, les équipages de Contades, du prince du Condé et de la plupart des généraux, ainsi que la correspondance du maréchal. Le convoi n'avait pu être rappelé en temps utile et avait continué sa marche, harcelé par les troupes légères des alliés, jusqu'à la petite ville de Detmold, où l'escorte, trop faible pour prolonger la résistance, dut capituler.
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