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l'adversaire qui, satisfait du succès, ne tenta rien pour le rendre plus complet, le retour de Minden, qui aurait pu être un désastre, s'accomplit dans des conditions presque normales, et contribua à relever, dans une certaine mesure, le prestige fort compromis des armes françaises.
Rassurés par l'inactivité des confédérés, Broglie et Monteynard, cette fois d'accord, proposèrent à Contades de repasser le Weser dans les environs d'Hamelu, en utilisant des gués connus de: officiers qui avaient fait dans ce pays les campagnes de 1757 et 1758, de se diriger sur Paderborn et d'y effectuer la jonction avec Armentières. Le maréchal opposa à cette idée des raisons tirées du retard qu'entrainerait la traversée du fleuve et de la difficulté de nourrir l’armée qui n'aurait assez de pain qu'à la condition de pousser droit sur Cassel.
Cependant, malgré la hâte de parvenir à destination, on accorda aux hommes un repos d’un jour à Oldendorf. « Je n'ai pas voulu porter l’armée plus loin, écrit Contades (1), afin de donner le temps aux équipages, qui m'ont beaucoup incommodé dans les marches d'hier et d’avant-hier, de prendre les devants. J'ai même pris le parti pour ce même objet de faire séjourner ici l’armée, et aussi pour faire une distribution de pain et de viande jusqu’au 6 inclus, jour que je compte que l’armée arrivera à Imbeck (&imbeck). M, Gayot a envoyé des mandements à Imbeck, Güttingen et tous les lieux principaux à portée, pour rassembler tout le pain qu’il sera possible. Ces mandements sont accompagnés des menaces les plus sévères s'ils ne sont pas obéis. Je compte aussi qu'il pourra m'arriver un convoi de pain de Cassel à Imbeck si les ordres qui ont été donnés ont été recus. L’arrière-garde de l’armée aux ordres de M. le chevalier de Nicolaï est arrivée hier au soir
(1) Contades à Belleisle. Camp d'Oldendorf, 4 août 1759. Archives de la Guerre, 3520.
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