‹ La guerre des Iroquois, 1600-1653 [microforme]Chapitre 12 sur 12 · SULTE] LA GUERRE DES [ROQUOIS · texte numérisé non relu

SULTE] LA GUERRE DES [ROQUOIS

Le 5 août 16952, à Trois-Rivières, dans un acte d'Ameau, on lit “Guillaume Guillemot, Escuyer, sieur Duplessis Kerbodot, cepituine du camp volant, gouverneur du fort et habitation des Trois-Rivières, nommé par M. de Lauzon!" ; il achète une terre en cette occasion,

Au combat de Ia banlieue de Trois-Rivières, le 19 août suivant. sont iués où amenés prisonniers par les Froquois : M. Duplessis-Kerbodeau, et es nommés Langoutmois, Bapalme, Lagrave, Saint-Germain et Chaillon, tous soldats, *

En octobre 1652, le major Closse murche contre les Troquois avec vingt-quatre hommes de Montréal, ce qui nous semble avoir été alors le hitfre total des gens en état de porter les armes dans cette ville. M, de \aisonneuve écrit de France qu'il lui faut au moins cent hommes de renlort pour que les Français se maintiennent à Montréal.

Le 4 novembre 1652, Nicolas Rivard,t capitaine de milice du cap de la Madeleine”, vend une terre à Grilles Trottier, ® Il portait le même titre l'année précédente,

Au milieu de décembre 1652, les Troquois enlevèrent deux Hurons près de Trois-Rivières, puis ils construisirent un fort à 3 lieues dans les bois, à l'ouest du village, atin de couper le chemin aux chasseurs qui fréquentaient ces endroits durant lai saison des neiges. Pareille démarche ne s'était pas encore vue dans le Bas-Canada, On fortitia, tant bien que mal. le poste de Frois-Rivières, et l'hiver se passa en faisant bonne garde, Sitot que le fleuve fut libre, au printemps de 1653, les bandes de maraus leurs reparurent, guettunt les chasseurs et les hommes travaillant à la canipasne,

Le commerce des pelleteries se ressentuit de l'influence facheuse de toutes ces guerres, En 1655, 1e peu de truite qui se tit à Trois-Rivières procura quelques ressourees qui furent appliquées aux fortitications, Le castor, lt branche lt plus considérable de ce commerce, y fut presque nule Pas une seule peuu de ce genre ne fut apportée à Montréal cette année, juoique lt chasse eût été plus abondante que d'ordinaire. Tout allait donc aux froquois qui tratiquaient avec les Hollandais, Du côté du nord du Saint-Laurent on commençait à ouvrir des relations avec des peuples nconnus, mais déjà les Froquois rôdaient aux sources du Saint-Maurice et lu Saguenay, et bientôt nous allions les voir terroriser tous les postes du nord, y compris Tadoussac,

M. de Lauzon, voyant que la traite du Haut-Canada et du Saint- Maurice ne rapportait plus rien, forma une compagnie de quelques marchands de Québec pour exploiter celle du Saguenay, dont la compagnie

Vers la fin de l'administration de M. de Montmagny (1648) on avait séparé de ‘on pouvoir la nomination du gouverneur de Trois-Rivières, Journal des jésuites, p, 174-5. Greffe d'Ameau, 1651-1663, Dollier, /Listoire du Montréal, p. S6-7.

‘Ancètre de Sévére Rivard, maire de Montréal en 180. Grefle d'Ameun,

: I RES Te

90 SOCIÉTÉ ROYALE DU CANADA dite des Habitants possédait le monopole depuis quatre ou cinq ans. On

accusait ces Habitants! d'être en déficit de plus d'un demi-million de

franc \E. Aubert de la Chénay rité plus haut, blûme fortement leur aCs, Le 4 L .

Contre, Cinquante Français (des habitants sans doute), que M. de Lauzon avait enrôlés pour faire un amp volant, partirent de Sillery le 2 juillet 1692. sous la conduite d'Eustache Lambert£ dans l'intention de remonter le fleuve et de contenir les Froquois qui se montraient par bandes à divers endroitsdu pays. Le plan des Iroquois consistait à bloquer Trois-Rivières et à emporter la place; pour cela ils marchaient au nombre de plusieurs centaines, qui apparurent à la fois sur les coteaux et sur le fleuve, coupant toutes les communications. Un de leurs détachements enleva près de Québec le père Poncet, jésuite, dont ils se servirent bientôt pour demander Ja paix, car la défaite bumiliante qu'ils subirent le 22 août à l'assaut de Trois-Rivières (où commandait Pierre Boucher) leur inspira de ruser comme de coutume en parlant de paix, On y consentit, ne pouvant five autrement: il y eut échange de prisonniers ; l'automne vit la joie et la tranquilité régner partout, Bien entendu que nos gens ne comptaient pas trop sur la durée de ce calme surprenant, mais dans lespoir des secours de France, c'était toujours du temps de gagné. Cette trêve, en somme, dura une trentaine de mois qui furent marqués par quelques coups isolés des Froquois dans nos campagnes. Les principales forces de ce peuple étaient alors occupées contre les autres nations Sativages qui les avoisinaient, à l'est et au sud de leur pays. On se souvient que, auparavant, ils avaient conquis le Haut-Canada, "Nous les verrons, après quelques années, entreprendre li conquéte de FOuest et y parvenir. Tout cela, parceque nous n'avions un peu de troupes de notre côté pour aller mettre le feu chez les Iroquois et par à protéger nos cultivateurs. On à fuit l'éloge de ce régime inqualitiable !

Le S septembre 1655 eut leu la procession du jubilé à Québec, où l'on pria pour obtenir du ciel le prompt retour de M. de Muisonneuve avec les renforts qu'il avait promis d'amener de France. Le Journal des jésuites

renferme la note suivante: Les Onneyouts voyent la procession où il y avait plus de 400 fuseliers en bel ordre, La Relation de 1659, p. 18, dit de son coté: On tit marcher quatre cents mousquetaires bien armés...

qui donnèrent de l'épouvante aux Froquois... ce qui les fit juger que cette paix leur était d'autant plus nécessaire qu'ils remarquaient d'adresse en nos Français à manier les armes, dont ils venaient d'expérimenter quelques eflets aux Trois-Rivières M l'abbé Faillon (IF. 171) commente ainsi ces textes: 7 On doit supposer que Ja plupart des hommes armés de li sorte étaient des Sauvages de Sillerv onu de l'île d'Orléans, et que ces

quatre cents mousquetaires n'étaient pas capables d'inspirer une grande

: Voir Société royale du Cunode, 896, pp. 14-17.

létait duns le pays depuis une dizaine d'années,

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terreur, puisque les cent hommes que M, de Maisonneuve conduisait étaient regardés et furent, en effet, comme les sauveurs du pays.”

“ De 1648 à 1652, quelques-uns commencèrent à faire de la culture (Montréal) à leur compte et. en 1653, Villemarie prit enfin la forme d’une véritable colonie. Cette année-là, Maisonneuve amena de France cent cinq colons recrutés principalement dans le Maine et dans l'Anjou. Un crand nombre de ces dernicrs se firent concéder des étendues de terre et. \ l'aide des gratitications que leur accorda la société de Notre-Dame de Montréal, commencèrent à exploiter leurs concessions.”

D'après lu mère de l'nexwrnation, il y avait, en 1653, “ plus de deux mille Français ” dans la colonie, mais nos calculs ne montrent pas plus de 6795 àmes dans la population fixe, de sorte que, si l'on v ajoute les

Français”, population flottante, on est à peine justitiable de dire qu'il y avait en tout 900 âmes, La mère de l'Incarnation a dû écrire : “près de mille "et les copistes ont Tu: * plus de deux mille”. M. l'abbé Ferland.# prenant le chiffre de deux mille au sérieux, observe que * c'était bien peu encore pour une colonie commencée depuis quarante-cinq ans, tandis que les colonies de li Nouvelle-Angleterre, suivant Josselyn, renfermuient 100,000 âmes quelques années plus tard. D'après des manuscrits de lu sœur Bourgeois cités par M Pabbé Faillon, il n'y aurait eu que cinq ou six maisons dans la haute-ville de Québec et quelques magasins à la basseville. La sœur ne parle sans doute que des maisons qui se trouvaient et il continue en énumérant le Cap-Rouge, Sillerv. la côte Sainte-Geneviève, N.-D.-des-

duns le voisinage des ursulines où de l'hôtel Dieu...”

Anges, Longue-Pointe, Château-Richer, Beauport, l'Ange-Gardien, le cap Tourmente et la côte de Lauzon, tous lieux où il y avait quelques habitants— mais ce n'était point la ville,

Nos calculs donnent 675 âmes pour toute là population française stuble du Canada, Fété de 1653, savoir: 400 pour Québec et son groupe, 175 pour Trois-Rivières et le cap de la Madeleine, 100 pour Montréal,

A latin de septembre de cette année, M. de Maisonneuve amena de France un contingent de cent à cent-huit hommes, la plupart ayant un métier, mais n'étant ni cultivateurs ni soldats—ce qui n'empêche point M. Dollier et, après Tui maint auteur de les qualifier de ‘‘recrues ” et d’ajouter qu'ils allaient défendre Montréal. On en a fait ainsi des recrues militaires, La vérité est que, à partir de 1657, ils ont été obligés de prendre ie armes contre les Froquois qui redevenaient dangereux et une quarantuine, sinon cinquante de ces braves gens périrent dans les combats des

années suivantes,

Le lecteur a pu voir, au cours du présent article, quel genre de colo- , nie les pompeux auteurs de la charte des Cent-Associés, Richelieu en tête,

* Léon Gérin, La Science sociale, Paris, IS91, p. 557. Cours, T, 414.

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avaient imaginé et mis en pratique, pour justifier les écrivains actuels qui trouvent toute chose admirable an Canada durant les temps liéroïques, c'est-à-dire alors que a manvinse foi des souvernants ex ploitait la patience,

les colons

l'industrie et le courage d

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