‹ La guerre des paysansChapitre 2 sur 46 · DÉDICACE* III · texte numérisé non relu

DÉDICACE* III

recueillir des éloges publics, ni pour faire for* tune ; mais parce que le travail est sa mission ; parce que c'est la condition essentielle de sa vie. Défendez à l'abeille de faire du miel , au ver à soie de filer son tissu , ils mourront ! Et c'est un bonheur pour l'humanité qu'il en soit ainsi; car si l'homme, marqué par le doigt de Dieu, pouvait faire abnégation de ses pensées, de sa volonté et

de ses principes, — autant de signes de révélation divine, — les sots, les méchants et les médiocrités, grâce à leur pouvoir et à leur fortune, en viendraient bientôt à bout...

Les sots et les méchants jugent tous les hommes selon eux-mêmes. Ils ne peuvent pas comprendre qu'il y ait des hommes plus élevés, plus nobles, plus généreux, plus divins qu'eux. La sottise du sot consiste principalement en ce qu'il se croit de l'esprit , qu'il appelle du bon sens ;

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