VIII DÉDICACE
miers éperons littéraires et scientifiques. La poésie et la science ne sont d'aucun pays.
Et quand à l'âge de dix -sept ans on répète le beau monologue d'adieu de Jeanne-d'Arc, par Schiller, on ne s'inquiète guère de quelle nation on est. Mais arrivé à l'âge viril, où la fumée poétique s'évapore un peu, où l'on cherche une terre pour y déployer le ciel qu'on porte dans son sein, on se demande de quel pays on est; et heureux celui qui peut se rappeler encore qu'il est Français !
Car il faut le dire pour l'honneur de notre pays, la France possède encore un certain nombre d'hommes supérieurs, qui, loin de s'effaroucher d'un nouveau-venu , lui ouvrent toutes les issues , lui aplanissent toutes les difficultés , dès