GROUPE DE COSAQUES ET D'AUTRES CAVALIERS DÉMONTÉS
Un capitaine. Place. ..place. ..je suis capitaine aux 5 hussards de Bauer.
Un soldat, se retournant. Je me moque de toi... ma peau vaut autant que la tienne.
Le capitaine. Prends garde !
Le soldat. Prends garde toi-même ! \Ils se poussent^ 13 Plusieurs soldats. Jetez l'Autrichien en bas !...
Le capitaine. Allons.. .allons... camarades, ne nous fâchons pas.
Un -R^nn^iA^'H^, en passant. Chacun pour soi!... Tâche de marcher droit. [// tient un long pistolet à la main.]
15 Le premier soldat, d'un ton sourd, au capitaine. Tu passeras quand j'aurai passé !
\Il s'avance phiiblemejit ; la colonne le suit en silence. On ejitefid toujoîirs des deux côtes la fusillade qui se rapproche, ly autres misérables défilent et tournent un à un 20 fatigle du chemin. Tout à coup la fusillade en avant, à
gauche, redouble ; cinq ou six balles arrivetit en ricochant dans le seiitier, des soldats to}?ibeftt, et l'ofi aperçoit sur une roche, e?i face, de l'autre côté de la gorge, le feu roulant d'une cofitpagfiie de républicai?is. Grand tu- 25 nnilte en ava?if.'\
Cris lointains, en ava?it. Halte ! halte ! Autres cris, derrière, à droite. En avant ! Un officier, arrivant au tournant du chemin, à gauche, s'arrête et crie : Halte ! Nous sommes coupés. ..Les républi- 30 cains arrivent!
Un soldat, derrière l'officier. Avanceras-tu ? [// essaye de le pousser avec sa baïonnette. L'officier se retour?ie et lui lance un coup de sabre. Tous deux glissent et s'accrochent.] 3 5 L'officier, d'une voix sourde et haletante. Ah! brigand ! . . . Le soldat. Tu tomberas avec moi!...
D'autres, potissant par derrière. Avancez ! . . .avancez ! . . . \Le feu redouble et se rapproche à droite et à gauche. Malgré la résistance de ceux qui rcbroïcssent chetnin, la