‹ La guerre en ArtoisChapitre 34 sur 121 · V. Wasselin. Tingry. Brigadier ... inf. Croix de guerre · texte numérisé non relu

V. Wasselin. Tingry. Brigadier ... inf. Croix de guerre

A. SoTTY. Samer. Caporal ... inf. Croix de guerre,

E. Parenty. Selles. Caporal ... inf. Croix de guerre,

trois citations.

H. Hastings. Recques. Sergent ... inf. Citation.

G. Cardon. Camiers. Sergent ... inf. Croix de guerre.

P. Blanc. Boulogne-sur-Mer. Caporal ... génie. Croix

de guerre.

A. Coppin. Boulogne-sur-Mer. Sergent ... chasseurs à

pied. Croix de guerre.

J. Dupont. Boulogne-sur-Mer. Sergent ... inf. Citation. A. SouLOUMiAC. Wimereux. Sergent ... inf. Croix de

guerre.

A. Hamatn. Tardinghem. Sergent ... inf. Croix de

guerre, trois citations.

J. Guerlain. Hardinghem. Sergent ... inf. Croix de

guerre.

A. Butez. Saint-Tricat. Sergent ... inf. Croix de guerre. P. Queval. Guines. Sergent ... génie. Citation.

i66 I.A TtLErre en ARTOrS

MM

A. DucROCQ. Coulagne. Brigadier ... art. lourde. Citation.

A. Lesieux. Saint-Pol. Soldat ... inf. Citation.

P. Deron (i). Arras. Lieutenant ... inf. Citation, croix de guerre.

(1) Voici, d'après les notes prises au vol dans un entretien récent, quelques épisodes de la première attaque qu'il commanda, et à laquelle furent mêlés plusieurs de nos compatriotes; nous nous excusons de tenir la plume, sous notre responsabilité personnelle, pendant que le sympathique rédacteur en chef du Couriner du Pasde Calais tient l'épée, et, — on le verra, — le revolver.

« Quelle pluie d'acier s'abattit sur l'ouvrage W., toute la journée du 5 octobre 1915! L'ennemi ripostait vivement : c'est là que je vis, blessé à la tête, heureusement sans gravité, un de nos meilleurs amis d'Arras, vice-président honoraire de l'A. J. C, Louis Hannebicque. L'atmosphère sur tout ce pays de S., T., S. -P., les H., était noire comme dans les centres d'industrie intense, à cause de la mélinite; j'eus le souvenir de notre bassin houiller d'Artois; des millions disparaissaient en fumée!

« Nous nous portons quatre kilomètres en avant, vers la ferme de N., un bouquet d'arbres sous lesquels on distingue des ruines et où l'on trouve quelques caves trouées d'obus. Je suis chargé d'aller au poste téléphonique; j'arrive à l'appareil, et le bruit des obus est si grand que je suis obligé de crier de toutes mes forces: « Allô! Vartillerie! Allô! le 75! » Une voix répond : « Qui êtes-vous ? — Un officier du ...'. — Ce n'est pas le lieutenant Deron, je suppose? — Mais si! Et vous, qui êtes-vous? — Gustave Lemmens! » Ainsi .;e retrouvais^ au bout de ce fil électrique, le secrétaire de la J. C. d'Arras.

« Une minute après, l'artillerie était en communication avec moi. Le tir dura une heure. Les Allemands devaient avoir aperçu notre emplacement, car tout à coup voici un obus de 105 qui tombe dans la tranchée. On me crie : « Mon lieutenant! A la ..." escouade, il y a des tués et des blessés. » Le caporal de l'escouade était un jeune homme, bien connu pour sa piété et sa bravoure, dont la famille est très estim.ée à Arras, Georges Leloup. devena depuis lors sousofficier avec la croix de guerre. Je crie : « Est-ce que le caporal Leloup est touché ? » On me répond, après quelques secondes: « Non, il n'a rien: et Lécornet (très brave garçon de Beugny), non plus! »

« La déflagration du même obus a terrassé mon capitaine. Il est sans connaissance, et je dois prendre le commandement de la compagnie. Presque au même moment, l'ordre de partir à l'assaut est donné. A ce moment, le P. Ignace, capucin, dont la barbe noire est si populaire au régiment et qui m'avait reçu dans le Tiers-Ordre deux mois auparavant, arrive au pas de gymnastique, le casque

MM

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