G. DE CORMONT
R. Roquette.
P. DE VeNDSGIES.
G. de Vendegies.
A. Senlecq.
(1) Sa mort est l'occasion de rappeler une fraternité d'armes bien touchante, née dans les tranchées et qui l'a pieusement suivi au delà de la tombe :
« Madame, vous n'avez pas à me remercier de ce que j'ai pu faire pour votre fils. Je n'ai, en la circonstance, qu'appliqué le principe: « Fais aux autres, ce que tu voudrais qu'on te fit à toi-même », et c'est cette même raison qui m'avait amené aussi à vous écrire une première fois. Je connaissais vos sentiments chrétiens : Henri me parlait si souvent de sa mère, et en quels termes ne l'a-t-il pas fait à la mort de sa sœur, religieuse visitandine! Je le vois encore, venant me trouver avec la coupure du journal qui en parlait, en me disant : « Tu vois, mon pauvre vieux, chacun a ses peines! »
« J'étais au ...' comme fourrier; Henri est arrivé à ma compa-
DIEU ET PAT ru R
Douloone (Collège Chanlairc, depuis 1882)
MM. MM
W. Morgan.
Ch. Testard.
P. Namur.
P. LUSSIGNY.
G. DE Bailliencourt.
p. d'Hespel.
U. Snead-Cox.
Boulogne (Institution Haffreingue)
R. Decroix. I A. Lorgnier du Mesnil.
gnle vers le ... septembre 1914, et la première fols que Je l'ai remarqué, c'était à Saint-L... J'étais ennuyé, le renfort venait du ...*. Aucun renseignement ne m'étais fourni. C'est alors que votre fils se mit à ma disposition d'une manière plus qu'aimable et me fournit les indications utiles.
« De ce moment est partie notre camaraderie, vite passée à l'état d'amitié; au repos, nous avons pu causer et apprendre à mieux nous connaître. C'est alors que je lui ai dit avoir été quatre ans au petit Séminaire de Boulogne; je le trouvai d'un cœur ouvert, d'une réelle distinction, d'un esprit cultivé et élevé; lorsque le service nous le permettait, nous nous promenions ensemble et nous discutions différentes questions. A ces entretiens, nous prenions un vif plaisir; si nous n'étions pas toujours d'accord sur toutes les matières, nous l'étions invariablement sur la question religieuse. Je l'entends encore me dire, l'an dernier, le lendemain de la fête de la Toussaint, où nous avions communié l'un près de l'autre : « Je suis prêt : quand Dieu voudra! Mais, je te le dis à toi, mon cher Emile, je suis presque certain que je serai tué à cette guerre. » J'essayai de le remonter, mais il ajouta : « Va! c'est tout; il n'arrivera que ce que Dieu voudra! »
« Ensuite, ce fut la vie de tr.anchées. Il fut désigné pour le service des lettres, et il nous les apportait sans jamais se plaindre. Il était si heureux de nous les donner, sachant le bonheur qu'il nous procurait! Par suite de ses fonctions, nous étions appelés à manger ensemble; lorsque nous étions en repos dans les villages et qu'il pouvait trouver un piano, il cherchait à nous récréer. Il usait même de ses connaissances pour accompagner les chants à l'église. C'est ainsi qu'à B., où il n'y avait plus de curé, avec l'adjudant L... (qui a été tué avec lui, au même endroit et par le même obus) et moi, il a organisé des saluts, ou plutôt des récitations de prières, avec chants latins et cantiques. C'était lui qui accompagnait, et avec quel bonheur! Il communiait aussi souvent qu'il le pouvait et ce n'était pas toujours facile, dans cette vie à bâtons rompus.
« J'ai ensuite quitté le régiment; alors il me dit : « Cela me fait
MM
A. Triquet.