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que votre sous-gouverneur vienne accompagné de deux bataillons». Alors je fus obligé d'adjoindre sept gendarmes aux deux autres et de les renvoyer à ce village. Ceux-ci, arrivés au bas du village, furent reçus par un feu de salve. Deux gendarmes, les nommés Ismaïl et Xézir de Bitlis, furent tués. Les autres, après un combat inutile de quelques heures durent retourner à Hakif.
Quant aux autres gendarmes envoyés à c Korso » les Arméniens leur firent d'abord un bon accueil et les invitèrent à dîner dans une maison où huit Arméniens, se jettant sur eux, les égorgèrent. A l'arrivée de ces nouvelles, je partis, avec la force dont je disposais, pour me rendre aux susdits villages en vue d'effectuer une enquête. La population arménienne s'étant mise en révolte, nous avons renoncé à notre projet et sommes allés à Hicht, village voisin habité exclusivement par des musulmans. Peu après y arriva, comme parlementaire, une femme arménienne, nommée Soltan du village Dikri, portant un message de la part de Dalo du village Ozin et de Calos du village Sékurli, tous les deux, chefs des Comités arméniens. Soltan nous dit: «Si vous ne remettez pas les soldats arméniens recrutés comme ouvriers entre les mains des Arméniens révoltés, ils sont décidés à vous passer au fil de l'épée et à détruire vos villages avec des bombes. » Nous n'avons pas obéi, bien entendu, à cette sommation. Les Arméniens nous cernèrent: l'échange de coups de feu dura jusqu'au lendemain, journée pendant laquelle d'autres gendarmes et des forces kurdes étant accourus à notre secours, nous pûmes repousser les agresseurs. Durant ces événements, plusieurs femmes et enfants furent tués sans raison. Comme il est prouvé par les faits ci-dessus
mentionnés, les Arméniens ne cessaient de fomenter des troubles dans le pays et mettaient tout en œuvre, afin d'entraver la bonne marche des affaires civiles et militaires.